1968, le rêve d’une autre vie

Un regard qui en dit long,  le 6 mai 68, devant la Sorbonne.
Un regard qui en dit long, le 6 mai 68, devant la Sorbonne. - Gilles Caron

Il y a cette photo de Gilles Caron prise devant la Sorbonne, qui incarne l’époque à travers le regard de Daniel Cohn-Bendit, narquois, face à l’autorité casquée. Grèves, manifs, barricades, pavés, slogans, posters. Et sur la bande-son, Mick Jagger qui, dans « Street Fighting Man », chante « Think the time is right for a palace revolution » (« Je crois que les temps sont mûrs pour une révolution de palais »)...

C’était hier. Il y a un demi-siècle. Une éternité.

Mai 68 a marqué une génération au fer rouge et nourri durablement un imaginaire collectif, en France et dans une moindre mesure en Belgique. Mais méfions-nous de l’effet de loupe… Paris fut longtemps le centre du monde culturel et la mère patrie de toutes les révolutions, d’où une certaine posture française et une historiographie autocentrée, les années en huit.

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