«C’est grâce aux éducateurs que j’ai pu me reprendre en main»

Cédric, le dernier boucher de Frameries, ne croit plus trop en la jeunesse. «
Les jeunes ne sont plus fort motivés. Les derniers apprentis que j’ai eus, ils m’ont tous volé. Alors c’est difficile de refaire confiance
», explique-t-il.
Cédric, le dernier boucher de Frameries, ne croit plus trop en la jeunesse. « Les jeunes ne sont plus fort motivés. Les derniers apprentis que j’ai eus, ils m’ont tous volé. Alors c’est difficile de refaire confiance », explique-t-il. - Dominique Duchesnes.

Parmi les sujets qui reviennent le plus souvent sur la table : l’emploi. Plutôt l’absence d’emploi. A Frameries, le taux de chômage est de 16,2 % (3 points de plus que la moyenne wallonne). En pleine rue, on tape un brin de causette avec Abramo (51 ans) et Joannie (34 ans). Un couple au chômage. « On se serre la ceinture, au lieu de faire 80 kilos, on en fait 60 », plaisante Abramo. « Il faut dire ce qui est : au Forem, ça marche bien. On enchaîne beaucoup de formation (lui pour être carreleur, elle secrétaire médicale). Et un jour ou l’autre, une porte s’ouvrira. C’est comme à la loterie, on finira par pêcher le bon numéro. Ça va venir ». Abramo poursuit, dans un élan de philosophie. « Si tu prends bien la vie, elle est belle. Sinon, elle n’est pas belle ». Et vous la prenez comment, vous ? « Moi ? N’importe comment ».

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