«Ici, un ado bilingue, il parle français et borain»

Séraphin, l’homme au slip rouge et aux chaussettes léopard, n’est jamais avare d’un bon mot
: «
Ici, on se moque parfois des  sales flamands . Mais à 16 ans, ils parlent trois langues, eux. Nous, les ados, quand ils sont bilingues c’est parce qu’ils parlent français et borain
», dit-il.
Séraphin, l’homme au slip rouge et aux chaussettes léopard, n’est jamais avare d’un bon mot : « Ici, on se moque parfois des sales flamands . Mais à 16 ans, ils parlent trois langues, eux. Nous, les ados, quand ils sont bilingues c’est parce qu’ils parlent français et borain », dit-il. - Dominique Duchesnes.

Ce sentiment d’ennui, relevé par de nombreux Framerisois rencontrés, semble aussi lié à une société en repli. « Chacun vit chez lui. Et il y reste. Avant, on parlait avec ses voisins. Y’avait de la joie, à Frameries. Mais c’est fini tout ça. Les gens sont devenus individualistes », entame Livia (surnommée Tantine). « Mes parents sont venus en Belgique pour l’emploi. Aujourd’hui, l’histoire s’inverse. Tous les jours, je pense à repartir en Italie. Je dis à mes enfants de partir. Je serais jeune aujourd’hui, je ne ferais pas d’enfant. Et je ne resterais plus ici. C’est fichu ».

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