«Nos dirigeants ont fait de la misère leur fonds de commerce»

Pierre Fortez, 75 ans, gère toujours sa boutique de robes de mariée. «
Il faut garder à l’esprit que 80
% du budget communal sert à payer les dépenses de fonctionnement. Il ne reste donc que 20
% pour rêver
», déplore cet ancien conseiller communal.
Pierre Fortez, 75 ans, gère toujours sa boutique de robes de mariée. « Il faut garder à l’esprit que 80 % du budget communal sert à payer les dépenses de fonctionnement. Il ne reste donc que 20 % pour rêver », déplore cet ancien conseiller communal. - Dominique Duchesnes.

Mais là où les Framerisois ont le verbe le plus dur, c’est quand ils abordent la question politique. A commencer par Stephen, ce blogueur qui tente de redynamiser sa ville. « La misère, elle est surtout culturelle et éducationnelle. Le pouvoir communal croit qu’on est à Bruxelles. Ils ont construit l’épicentre (un centre commercial un brin démesuré, NDLR), un parking. Ils ont dépensé 50.000 euros pour trouver un nouveau logo à la commune (Franchement Frameries, NDLR). Mais tout le monde s’en fout. A côté, on a ruiné le clocher, on a détruit la friterie historique, où j’ai rencontré ma femme, on a créé de nouveaux quartiers enfermés sur eux-mêmes, dans le seul but d’augmenter la population de la commune, ce qui permet d’augmenter le salaire des bourgmestres et des échevins ».

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