«Noir Jaune Blues, et après?» à Evere: «Avec mes voisins marocains, ça se passe bien»

A la maison de quartier Platon, tous les jeudis, un repas intergénérationnel et multiculturel permet aux seniors de briser la solitude.
A la maison de quartier Platon, tous les jeudis, un repas intergénérationnel et multiculturel permet aux seniors de briser la solitude. - Hatim Kaghat/Le Soir.

J e te mets un pain au froment, comme hier ? » Les clients qui entrent dans la boulangerie de Marleen s’ébrouent pour tenter de se débarrasser de l’humidité qui leur colle à la peau, cet après-midi-là. Les étals ont déjà en grande partie été vidés. Depuis près de 25 ans, elle tient cette « bakkerij » d’un coin de rue du vieil Evere.

Entre deux cartons de pralines, Marleen s’interrompt pour nous parler de son inquiétude à elle. A Evere, dit-elle, les habitants vont et viennent, ne sont plus les mêmes qu’auparavant. « Ça devient beaucoup moins familial », déplore la boulangère. Les « petits vieux » de la commune partent en home… ou passent l’arme à gauche. Et sont remplacés par « des gens qu’on connaît pas ». L’esprit « village » aurait disparu.

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