Pierre Moscovici: «Macron aura besoin de convergence avec une gauche forte»

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Je connais mes limites, je ne sous-estime pas mes forces.
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« Je connais mes limites, je ne sous-estime pas mes forces. » - Bruno DALIMONTE.

« Dans ce clair-obscur surgissent les monstres », c’est le titre de votre livre bilan, à mi-parcours de votre carrière de commissaire européen. Qui sont ces monstres ?

Nous vivons une époque politique extraordinaire depuis deux ans : le dégagisme était partout, avec le Brexit, Trump, à l’est l’Europe des Kascinsky et des Orban. La forme essentielle que prend ce dégagisme, c’est le populisme et le nationalisme. En France, on a vécu l’éjection du système traditionnel des deux grands partis à l’élection présidentielle et l’émergence d’un président atypique, c’est plutôt un « populisme de velours ». Un pro-européen qui prend la main, cela peut susciter un nouvel espoir français, mais cela peut aussi se traduire in fine par un retour vers les vieux démons.

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