Mahir Guven, Prix Première: «Je voulais écrire un roman sur notre époque»

L’écrivain croise les destins de deux frères.
L’écrivain croise les destins de deux frères. - Pierre-Yves Thienpont

Un coup de poing dans le ventre. C’est l’effet que nous fait Grand frère. Le livre de Mahir Guven vient de recevoir le Prix Première 2018. Celui-ci est décerné par un jury de dix auditeurs de la radio. Les débuts de l’écrivain sont prometteurs. Le Nantais, diplômé en économie et en droit, décrit la société qu’on a sous les yeux avec les mots qu’on n’aurait pas su mettre.

Deux frères franco syriens, des enfants d’athées, nés et élevés en banlieue parisienne, prennent la parole chacun leur tour. L’aîné travaille pour Uber et enchaîne les courses dans la capitale entre deux joints. Son petit frère a disparu depuis trois ans en Syrie, il est parti faire de l’humanitaire dans une ONG musulmane. Dans le quartier, tout le monde sait qu’il a sans doute rejoint les moudjahidines. Jusqu’au jour, où il revient chez son frère « la fleur au fusil »

Vous désirez lire la suite ?
1€ le 1er mois
(sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct