La bataille pour l’influence dans l’UE est lancée

Jean-Claude Juncker n’ignore pas ce qu’il doit au Parlement européen dans sa nomination à la tête de la Commission.
Jean-Claude Juncker n’ignore pas ce qu’il doit au Parlement européen dans sa nomination à la tête de la Commission. - Reuters.

Prévoyez d’éviter le rond-point Schuman, ce vendredi, il sera bloqué pendant que 27 dirigeants des pays européens se réunissent autour de deux sujets qui vont cristalliser les tensions dans les vingt prochains mois : les futures têtes des institutions de l’UE et son budget pluriannuel.

Dans ces batailles d’influence, il s’agit tout d’abord de savoir à qui revient la primeur de la nomination du futur président de la Commission, un poste historiquement confié par les chefs d’État et de gouvernement derrière des portes closes. Du moins jusqu’aux dernières élections de 2014 où le Parlement est parvenu à imposer « son » candidat, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker. Ce, malgré la réticence du Conseil européen (chefs d’État et de gouvernement). Juncker s’était en effet prêté au jeu des « spitzenkandidaten », en représentant sa famille politique dans une campagne électorale sans précédent dans plusieurs pays de l’UE.

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