Cela s’est passé le 2 mars 1991: «Gainsbourg nous quitte, Serge for ever»

Serge Gainsbourg, on peut sans exagération le comparer aux Baudelaire, Rimbaud, Verlaine, Apollinaire, Vian.
Serge Gainsbourg, on peut sans exagération le comparer aux Baudelaire, Rimbaud, Verlaine, Apollinaire, Vian.

(article paru dans Le Soir le 4 mars 1991)

L’alerte a été donnée samedi soir par sa femme Bambou. Et c’est vers 23 h 45 que les pompiers ont découvert le corps de Serge Gains-bourg gisant dans une pièce de son appartement parisien, rue de Verneuil, dans le VIe arrondissement.

L’alcool conservant les fruits et la fumée la viande, comme il aimait tant le dire, on était persuadé que Gains-barre centenaire rirait encore de ses vannes crades et de ses aphorismes chics. Gainsbourg n’est pas mort. Il est juste parti faire la fête au paradis avec Brel et Brassens. A eux trois, ils ne devront pas trop s’ennuyer. On entend jusqu’ici le rire du grand Jacques plié en deux sur les genoux de Georges alors que Serge leur raconte la dernière : « Vous savez quoi ? Gainsbourg se barre. »

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