Affreuses, sales et méchantes: les années 80

La robe dorée
: Joan Collins chez Poiret
La renaissance de Poiret. C’était l’un des événements les plus attendus de cette Fashion Week
: dimanche, sous les doigts de la créatrice sino-française Yiqing Yin, la maison Poiret, née en 1903, renaissait de ses cendres après 90
ans de léthargie. Tâche délicate d’adapter au XXI
e
 siècle le langage de Paul Poiret, couturier de l’époque Art déco, fan d’orientalisme et de drapés. «
Les fondamentaux que cette marque promouvait à l’époque sont encore d’actualité, explique la créatrice. Il s’agit d’offrir un espace de liberté – à l’époque, il avait libéré le corps du corset
–, de libérer les esprits, l’imaginaire.
» Elle reprend les codes de la griffe, les sarouels, les kimonos, et signe une collection féminine et intemporelle toute en reflets cuivrés. «
Il ne s’agit pas de dire  Viens faire connaissance avec ma grand-mère
! , assure la femme d’affaires belge Anne Chapelle, PDG et propriétaire de la marque, mais de plonger une vieille maison dans un bain d’eau fraîche.
» Dans Dynasty, la robe en or, Joan Collins aurait adoré. Mais à l’eau fraîche, elle aurait préféré un bain de bourbon. ©DR et AFP
La robe dorée : Joan Collins chez Poiret La renaissance de Poiret. C’était l’un des événements les plus attendus de cette Fashion Week : dimanche, sous les doigts de la créatrice sino-française Yiqing Yin, la maison Poiret, née en 1903, renaissait de ses cendres après 90 ans de léthargie. Tâche délicate d’adapter au XXI e siècle le langage de Paul Poiret, couturier de l’époque Art déco, fan d’orientalisme et de drapés. « Les fondamentaux que cette marque promouvait à l’époque sont encore d’actualité, explique la créatrice. Il s’agit d’offrir un espace de liberté – à l’époque, il avait libéré le corps du corset –, de libérer les esprits, l’imaginaire. » Elle reprend les codes de la griffe, les sarouels, les kimonos, et signe une collection féminine et intemporelle toute en reflets cuivrés. « Il ne s’agit pas de dire Viens faire connaissance avec ma grand-mère ! , assure la femme d’affaires belge Anne Chapelle, PDG et propriétaire de la marque, mais de plonger une vieille maison dans un bain d’eau fraîche. » Dans Dynasty, la robe en or, Joan Collins aurait adoré. Mais à l’eau fraîche, elle aurait préféré un bain de bourbon. ©DR et AFP

Il paraît que la cagoule, c’est cool. Que le sac banane se porte désormais en bandoulière. Que le bandana cartonne à la récré, comme les jeans bleach déchirés, les sweats, les fuseaux, les baskets montantes, les Doc Martens et le fluo. Le fluo, oui, ce faux pas, indélébile façon Stabilo. Trente ans après, le fuchsia, le vert pomme, le jaune citron, hypnotiques et malaisants, colonisent les défilés de prêt-à-porter. Hier soir, à Paris, la Fashion Week féminine pour l’automne-hiver 2018/2019 s’est clôturée sur deux notes de fond : une célébration effrénée de la jeunesse, du futur, de la fête, de l’égalité hommes-femmes et un inébranlable retour aux années 80.

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