Vu de Schuman

Cambridge Analytica, empire de persuasion massive

Christopher Wylie, lanceur d’alerte parce qu’il estimait que les méthodes de CA étaient «
problématiques
».
Christopher Wylie, lanceur d’alerte parce qu’il estimait que les méthodes de CA étaient « problématiques ». - Reuters

David Carroll est l’un des 50 millions utilisateurs de Facebook dont les données personnelles auraient été illégalement siphonnées par Cambridge Analytica (CA) à des fins de profilage politique. Vaillamment, le 10 janvier 2017, ce juriste new-yorkais, avait rempli le formulaire sur le site de CA permettant de récupérer le dossier le concernant. Un mois plus tard, dans sa boîte aux lettres, il découvre, stupéfait, le profil électoral que lui prête Cambridge Analytica : son identité, son âge, son adresse, l’historique électoral de son district, mais aussi une liste de dix sujets politiques classés en fonction de l’importance qu’il leur accorde (immigration, éducation, valeurs morales, législation sur les armes…). Le tout accompagné d’une conclusion selon laquelle il avait très peu de chance de pencher en faveur des républicains.

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