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Le survivaliste, une espèce en mutation

Aujourd’hui, tous les survivalistes n’attendent plus la fin du monde. Une autre espèce d’aventuriers, plus soucieuse de nature que de concevoir des abris antiatomiques, a fait son apparition.
Aujourd’hui, tous les survivalistes n’attendent plus la fin du monde. Une autre espèce d’aventuriers, plus soucieuse de nature que de concevoir des abris antiatomiques, a fait son apparition. - belga.

Vendredi s’est ouvert à Paris le premier salon du « Survivalisme, de l’autonomie et du développement durable ». Survivalisme : un terme qui, dans l’imaginaire collectif, renvoie au marginal paranoïaque, retranché dans sa cabane au fond des bois avec armes et couteaux, en attendant l’apocalypse. Mais ce survivaliste-là, qui a éclos dans les milieux suprémacistes blancs, existe-il toujours ? Ou s’est-il fossilisé en attendant la fin du monde, laissant place à une autre espèce d’aventuriers, plus écolos que paranos, plus désireux d’apprendre à jouer les Bear Grylls, l’aventurier britannique dont l’émission de téléréalité cartonne, que de concevoir des abris antiatomiques ?

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