Pierre Rahi, le garagiste courroucé

Pierre Rahi, le garagiste courroucé
Mathieu Golinvaux

« Nous avons lancé l’import-export de voitures vers 1975, nous étions à peine cinq ou six, des Libanais comme moi. Et la rue Heyvaert et ses environs sont rapidement devenus la plaque tournante international de ce commerce. » Dans son modeste bureau jouxtant un garage rempli d’automobiles qui ont des envies d’ailleurs, Pierre Rahi jette un regard dans le rétroviseur de sa vie et de quarante années de labeur.

Il a connu l’époque où le Liban était la destination naturelle des véhicules d’occasion, via l’Italie. Puis le marché s’est réorienté vers l’Afrique, le Bénin surtout, et désormais aussi les pays de l’Est. Les affaires ont bien marché, il ne va pas le nier. Mais depuis quelques années, le moral n’y est plus vraiment. Aujourd’hui, ce sont à peine 2.000 voitures qui prennent le chemin de l’exil au départ d’Anderlecht, une misère.

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