La libération de la femme n’a pas eu lieu en 68

En 1968, la figure du guerrier militant qui conteste est une figure masculine, voire machiste. Dans les assemblées libres, comme ici à l’ULB, la femme est reléguée à l’intendance ou au repos du tribun.
En 1968, la figure du guerrier militant qui conteste est une figure masculine, voire machiste. Dans les assemblées libres, comme ici à l’ULB, la femme est reléguée à l’intendance ou au repos du tribun. - François Cornil/Le Soir.

Le dessin d’une silhouette féminine qui lance un pavé et un simple slogan, La beauté est dans la rue… C’est peut-être la seule affiche « féminine » de mai 68. La libération de la femme n’est pas centrale en 68. Et pourtant, les femmes sont bien présentes : en grève dans les usines, en contestation sur les campus ouest européens et américains. « Elles sont là mais rendues invisibles » constate Valérie Piette, professeure d’histoire à l’ULB, « Elles gèrent surtout l’intendance. Lorsqu’elles apparaissent sur des photos, par exemple, de l’assemblée libre à l’ULB, elles sont en train de cuisiner ! En 68, les femmes prennent peu la parole et lorsqu’elles s’expriment dans les assemblées libres, elles sont souvent sifflées ! La figure du guerrier militant qui conteste est une figure masculine, voire machiste ».

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