Le vote communautaire, une pratique à relativiser

«
Aucun parti ne peut se permettre d’aller chercher zéro voix dans la communauté d’origine immigrée
», estime le sociologue Marco Martiniello.
« Aucun parti ne peut se permettre d’aller chercher zéro voix dans la communauté d’origine immigrée », estime le sociologue Marco Martiniello. - pierre-yves thienpont.

Ces dernières semaines, le parti Islam n’en finit plus de faire parler de lui. Avec un programme centré sur la communauté musulmane, il met en avant la délicate question du vote communautaire (la tendance à voter pour des élus membres de la même communauté que soi, que cela passe par la religion, l’origine ethnique…). Quelques mois plus tôt, c’est le parti d’Abou Jahjah, Be.One, qui avait fait couler beaucoup d’encre. Si l’essayiste controversé se défend de créer un parti communautaire, certaines mesures du programme en disent long sur le public visé (autorisation du port du foulard et de l’abattage rituel, doctrine anti-assimilationniste…). A Verviers et Dison, deux listes musulmanes devraient se présenter aux communales (Islam et MPE). Faut-il s’inquiéter ? Existe-t-il vraiment un vote « communautaire » ? Tentative de recadrage.

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