1er mai: le travail n’est pas à la fête, et c’est un problème

© Bruno Dalimonte - Le Soir
© Bruno Dalimonte - Le Soir

Lidl, bpost, la fonction publique, après Deliveroo et Uber. Ce 1er mai, on ne peut pas dire que l’emploi soit à la fête. Pression sur les salariés au nom de la productivité (par une enseigne propriété d’une des plus grandes fortunes d’Allemagne), lassitude face aux économies à répétition, intentions nébuleuses sur les fins de carrière, statuts de plus en plus précaires, numérisation croissante… Les motifs d’inquiétude ne manquent pas pour les salariés. Si l’on ajoute le durcissement des régimes permettant de s’échapper de l’emploi (congés thématiques, maladies et invalidité), la carrière s’assimile de plus en plus à une longue marche sans perspective.

Certes, le tableau n’est pas complètement sombre. Les chiffres de l’emploi repartent à la hausse. Mais il ne suffit plus désormais de chanter « Job, job, job ». Il semble urgent de s’inquiéter de la qualité des postes créés. Car cette demande monte à présent de la société civile. Celle-là même qui constitue cette « armée » de travailleurs autant que le contingent de chômeurs qui signalent, par leur présence, le caractère interchangeable de la main-d’œuvre. Mieux concilier vie privée et vie professionnelle, ne plus perdre sa vie à la gagner, voilà autant de slogans qui s’ancrent maintenant dans l’opinion collective.

Et le politique aurait tort de faire la sourde oreille. Car le malaise du monde du travail est le même qui gagne la société civile. Celle-là même qui votera cette année et la suivante. Or si l’entreprise s’assimile à une vaste aventure collective quand les relations sociales y sont bien gérées, elle devient vite le théâtre de rapports de forces dès lors que la conflictualité prend le dessus. Et si la classe politique se meut en bras armé d’un camp au détriment de l’autre, elle perd cette crédibilité gagnée à se placer au-dessus de la mêlée.

Enfin et surtout, la question de la valeur travail reste essentielle. Elle est de celles qui permettent à une collectivité de « faire société ». Si le labeur quotidien redevient cette forme d’aliénation qu’il fut au XIXe et au début du XXe siècle, il risque de nourrir les pires ressentiments de ceux sans qui l’économie ne peut fonctionner : les travailleurs.

1er mai: la police annonce des perturbations dans le centre de Bruxelles

Par C.Bk.

Photo d’illustration ©Belga
Photo d’illustration ©Belga

Des perturbations sont attendues ce mardi dans le centre de Bruxelles en raison des activités prévues pour la fête du 1er mai. La police conseille d’éviter plusieurs endroits en voiture car plusieurs manifestations auront lieu à divers moments de la journée.

Infos pratiques

– De 11h30 à 13h : un cortège venant de Saint-Gilles (parc de la Porte de Hal) se déplacera, via la rue Haute – place de la Chapelle – rue J. Stevens – rue des Minimes, vers la place Poelaert.

– De 13h à 14h : un cortège se déplacera avec le cortège précédent à partir de la place Poelaert, via la rue de la Régence, place Royale, Ravenstein, Cantersteen, boulevard de l’Empereur, place de la Chapelle, rue Haute, rue des Alexiens, place Fontainas, via le boulevard Lemmonier pour arriver à la place Anneessens.

– De 13h30 à 14h30 : un cortège se dirigera de la rue Dansaert, via la rue des Six Jetons, vers la place Fontainas et ensuite vers la place Rouppe.

– De 14h à 15h : un cortège se dirigera de la place Fontainas, via le boulevard Lemmonier, vers l’av. Stalingrad et ensuite vers la place Rouppe.

En raison des activités de la fête du 1er mai, des perturbations sont attendues ce mardi dans le centre de Bruxelles, annonce la police de la capitale. Elle conseille notamment d’éviter la place Rouppe, rue Antoine Dansaert et place Sainte-Catherine en voiture.

Cet article réservé aux abonnés
est en accès libre sur Le Soir+
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct

     

    Cet article réservé aux abonnés est exceptionnellement en accès libre

    Abonnez-vous maintenant et accédez à l'ensemble des contenus numériques du Soir : les articles exclusifs, les dossiers, les archives, le journal numérique...

    1€
    le 1er mois
    J'en profite
    Déjà abonné?Je me connecte
    Aussi en Éditos