Les égouts bruxellois s’ouvrent au street art

Les égouts bruxellois s’ouvrent au street art
caroline vercruysse

La température chute de trois degrés. L’humidité colle aux cheveux. A droite, sous la voûte, l’eau sombre s’écoule, rapide et ondoyant comme un serpent. « Bienvenue dans ma grotte. L’odeur est un peu forte mais parfois les eaux de lessive arrivent et ça sent la lavande. Et puis on croise beaucoup moins de rats qu’on n’imagine. On dit qu’il y en a de deux à trois par habitant à Bruxelles, s’ils ne sont pas dans les égouts, on se demande où ils sont. » Parole a dans les 35 ans, de belles boucles brunes, un tote bag à l’épaule. Il est peintre, performeur, sculpteur, vit à Bruxelles et son œuvre gravite autour de l’écriture. Là, il vient de passer deux mois – quatre, cinq, six heures par jour – dans les égouts de la ville, cinq mètres sous terre, dans le collecteur de la Chaussée de Mons.

Vous désirez lire la suite de cet article ?
1€ pour 1 mois (sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct