Pourquoi la finale de hockey s’annonce «fantastique»

Denayer et Dohmen ont découvert les tribunes qui pourront accueillir 4.000 personnes.
Denayer et Dohmen ont découvert les tribunes qui pourront accueillir 4.000 personnes. - S.HE.

La saison de hockey touche à sa fin. Les deux meilleures équipes de la saison régulière, le Watducks et le Dragons, se disputent le titre de champion de Belgique. Pour l’occasion, « Le Soir », qui a sorti un supplément spécial, a rencontré Felix Denayer et John-John Dohmen, les capitaines des deux équipes.

Une finale entre le Watducks et le Dragons, c’est une véritable affiche. Est-ce la finale rêvée ?

John-John Dohmen. Les matches face aux Anversois sont les plus beaux à mes yeux. On a toujours droit à des duels de très fantastiques.

Felix Denayer. Sur l’ensemble du championnat, c’est une finale logique, entre les deux formations les plus régulières.

Les deux clubs dominent d’ailleurs la dernière décennie avec neuf titres conquis : cinq pour le Dragons (2010, 2011, 2015, 2016 et 2017) et quatre pour les Ducks (2009, 2012, 2013 et 2014). Peut-on dès lors parler de derby ?

J.D. Si je devais comparer cette rencontre à un match de football, je la présenterais comme le « Topper » entre Anderlecht – Bruges. Il y a ce côté rivalité nord-sud et deux palmarès consistants. Je ne peux pas parler d’un « Clasico », puisque cela se rapporterait rapidement au football et que le Standard n’a quasiment rien gagné lors des dix dernières saisons (rires).

F.D. Notre derby, c’est face à l’Antwerp. Mais le duel le plus intense et le plus attendu, c’est face au Watducks. Ce sont deux clubs qui se respectent et qui savent se tirer mutuellement vers le haut.

La formule pour la finale a changé, puisqu’en cas d’égalité aux points, on procédera aux shoot-outs sans regarder la différence de buts. Est-ce un changement bénéfique ?

J.D. Cela garantit un certain suspense, ce qui n’était pas toujours le cas précédemment. Cette année, la finale ne pourra pas être pliée au terme de la première manche. Ce changement ne doit sans doute pas plaire au Dragons qui avait pour habitude de tuer la course au titre lors des septante premières minutes (rires).

F.D. Au contraire, j’estime que c’est une bonne chose d’avoir adapté le règlement. Cela obligera les deux équipes à évoluer à leur niveau pendant 140 minutes.

En tant que capitaines, vous aurez un rôle prépondérant à jouer, notamment dans la préparation de vos équipes respectives…

F.D. Ma priorité, c’est de donner de la confiance aux plus jeunes afin qu’ils ne se mettent pas de pression inutile sur les épaules.

J.D. Au même titre que Félix, je dispose de plusieurs joueurs d’expérience dans le groupe. Ils m’aident à entourer ceux qui disputeront leur première finale. Le plus important, c’est que je sois moi-même irréprochable sur le terrain afin de tirer mes partenaires dans mon sillage.

Triple champion en titre, le Dragons est en pleine confiance, alors que le Watducks sort de trois saisons sans finale. Qui sera favori ?

F.D. John-John ne dira jamais que les Waterlootois sont favoris (rires). Mais quand une équipe domine la phase régulière et montre une certaine maturité, elle part avec un petit avantage. Je ne cacherai toutefois pas que le Dragons aura une belle carte à jouer après une saison faite de hauts et de bas.

J.D. Il est clair que nous avons réalisé un beau parcours jusqu’à présent. Nous allons assumer notre statut, celui du champion de la phase classique. Les Anversois ont remporté les trois derniers titres et profitent donc d’une certaine expérience des finales. Ce n’est pas négligeable.

Qu’à cela ne tienne, les deux clubs ont une vision similaire, faisant confiance aux jeunes joueurs du cru.

J.D. Ces trois dernières saisons, nous avons manqué les finales en lançant de nombreux jeunes. Nous étions en reconstruction et, aujourd’hui, on a la chance de décrocher un nouveau titre. Il y a donc un certain mérite, celui d’avoir tenu notre ligne directrice depuis plusieurs saisons.

F.D. Le Dragons dispute, lui, sa huitième finale en neuf saisons. C’est fantastique qu’un club parvienne à de telles performances. Nous avons également investi dans nos jeunes, mais rester au top niveau pendant de si longues années, ce n’est pas donné à tout le monde. Un cycle va pourtant prendre fin puisque plusieurs cadres nous quitteront en fin de saison.

Fait particulier, vous avez remporté chacun cinq titres de champion !

J.D. Mon premier titre remonte déjà à la saison 2004-2005 avec le… Léo. J’en ai ensuite remporté quatre avec le Watducks. Le plus beau reste celui de 2012, face au Dragons, où nous l’emportons au golden-goal. Ce jour-là, un groupe est né, ce qui nous a permis de décrocher encore deux titres par la suite.

F.D. Chaque titre a été particulier, mais celui face au Racing, dans notre enceinte, en 2016, reste le plus beau. Être capitaine et soulever le trophée chez soi, c’était très particulier.

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