En guerre avec la rage et l’énergie du désespoir

<span>En guerre</span> avec la rage et l’énergie du désespoir

Vincent Lindon, polar bleu marine, filmé de près, de face. En colère. Il est une sorte de Lantier des temps modernes, prenant la tête d’ouvriers qu’on veut débarquer alors que leur entreprise est florissante, mais la hiérarchie prise dans la mondialisation et la valorisation des avoirs de ses actionnaires ne pense qu’en termes de profit et oppose des chiffres au drame humain qu’elle provoque.

Préserver le rien qui leur reste pour les uns. Gagner toujours plus et payer moins pour les autres. Lindon a le physique brut de leader d’un groupe de travailleurs qui protestent, partent en grève, s’étripent entre eux car il y a les ego, les pressions, la manipulation des patrons. Le film monte comme un grondement, une colère très incarnée. On est précipité au cœur. Professionnels, non-professionnels, tous se mélangent pour ne laisser place qu’à un sentiment de réel absolu.

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