«Noir Jaune Blues»: nos voisins nous ressemblent, nous évitons les autres

La mixité sociale, un doux rêve belge. A Cureghem, le quartier est principalement composé d’étrangers.
La mixité sociale, un doux rêve belge. A Cureghem, le quartier est principalement composé d’étrangers. - Mathieu Golinvaux. Le Soir.

Chaque commune ou quartier qui fut le terrain de jeu de « Noir Jaune Blues et après ? » frappe par son impression d’homogénéité : le statut socio-économique des habitants, leurs préoccupations, leurs aspirations. Mais lorsqu’on tente de rassembler les réalités de Grez-Doiceau, Verviers, Malmedy ou Jette, on se demande si ces « Belgique » plurielles ont encore grand-chose en commun et si elles se rencontrent parfois. On vit (souvent) bien dans son quartier, avec ses voisins, mais on connaît mal l’autre – au choix : l’étranger, le Bruxellois, le Flamand ou celui du quartier d’à côté –, on s’en méfie. A Verviers, on «blague» sur le besoin de visa pour entrer à Hodimont, quartier pauvre et migrant. A Embourg, commune prospère, située à moins de 25 km, un habitant :

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