«Lettres à Nour», une pièce sur la radicalisation jouée en prison

La concentration n’a pas quitté le regard des détenus, venus assister à la représentation de la pièce et au débat animé par Rachid Benzine. © Olivier Polet.
La concentration n’a pas quitté le regard des détenus, venus assister à la représentation de la pièce et au débat animé par Rachid Benzine. © Olivier Polet.

La prison d’Ittre est directement concernée par la radicalisation, puisqu’elle comprend depuis 2016 une aile De-Radex, où sont tenus isolés les détenus radicalisés considérés comme particulièrement dangereux en termes de recrutement ou d’endoctrinement. Pour cette raison, aucun des douze résidents actuels que compte l’aile ne figurait parmi les soixante et un spectateurs inscrits à la pièce de théâtre, programmée depuis deux mois.

Si le ramadan et le soleil ont suscité quelques désistements de dernières minutes, ils étaient une bonne trentaine à s’être déplacés pour assister à la pièce de Rachid Benzine, qui retrace, au fil des échanges épistolaires entre l’auteur et sa fille fictive, Nour, le départ en Irak de cette dernière (son mariage avec un soldat de Daesh, ses convictions révolutionnaires et pleines d’espoir, puis la désillusion). Un dialogue de sourds, marqué par la détresse de son père, par ailleurs islamologue, qui tente de lui faire voir raison.

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