En immersion au centre de prise en charge des violences sexuelles

Anissa est l’une des sept sages-femmes légistes qui accueillent les victimes.
Anissa est l’une des sept sages-femmes légistes qui accueillent les victimes. - Mathieu Golinvaux. Le Soir.

Q uelqu’un a des nouvelles de la petite fille de quatre ans ? » Kelly, psychologue au centre de prise en charge des victimes de violences sexuelles (CPVS) de l’hôpital Saint-Pierre à Bruxelles, s’inquiète auprès de ses collègues. Comme tous les jeudis midi, l’équipe du centre tient sa réunion hebdomadaire. En croquant leur sandwich ou leur salade, la gynécologue responsable, Christine Gilles, les sages-femmes ou infirmières légistes et les psychologues passent en revue les victimes des derniers jours. « On en a déjà reçu dix depuis le début de la semaine, entame Anissa, sage-femme, qui rapporte une journée particulièrement chargée la veille. Depuis qu’il fait beau, on a vraiment beaucoup de monde. » C’est statistique, rappelle Pascal, psychologue et seul homme au sein de l’équipe : les agressions sexuelles augmentent lors des mois d’été. Festivals, apéros et soirées arrosées : le travail ne risque pas de s’alléger dans les prochains mois.

Vous désirez lire la suite ?
1€ le 1er mois
(sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct