Migration: l’infernal dilemme des gouvernements européens

Il a suffi que l’Italien Matteo Salvini se repositionne sur une thématique violemment anti-immigration pour passer de 4
% à 17
% des suffrages.
Il a suffi que l’Italien Matteo Salvini se repositionne sur une thématique violemment anti-immigration pour passer de 4 % à 17 % des suffrages. - ANDREAS SOLARO/AFP.

L’exemple italien aurait de quoi faire réfléchir le camp dit « progressiste ». Il a suffi, en effet, que le leader de la très régionaliste Ligue du Nord se repositionne sur une thématique violemment anti-immigration pour passer de 4 % à 17 % des suffrages et dépasse la droite libérale.

Et, surtout, dès lors que, devenu ministre de l’Intérieur, il a concrétisé son discours nationaliste et xénophobe, il a dépassé la barre des 30 % d’intentions de vote.

Faire réfléchir… Mais est-ce possible ?

La gauche peut-elle prendre le risque de fragiliser ce qui, depuis qu’elle a renoncé à toute velléité de transformation sociale, nourrit l’essentiel de son identité idéologique : « l’ouverture aux autres » comme on dit. La renonciation à la finalité socialiste ayant été relayée par un ralliement à la générosité immigrationniste.

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