Guillermo Guiz chronique le Mondial: et maintenant, Neymar!

Guillermo Guiz chronique le Mondial: et maintenant, Neymar!
Dominique Duchesnes.

Je l’avais dit. Je l’avais dit ce week-end et tout le monde s’était moqué de moi : « Vous verrez ! Pour être championne du monde, ce qui manque à cette équipe, c’est vraiment LE match référence, par exemple un huitième de finale dans lequel on serait battus 2-0 par le Japon avec envie de crever dans une bulle à verre, craquage olympique au commentaire, mais où l’entrée de gens comme Fellaini et peut-être, je sais pas, de Chadli à la 72e serait décisive, vu qu’on reviendrait à 3-2 grâce à un but dudit Chadli à la 97eminute sur une passe décisive de Meunier ». Je l’avais tellement anticipé… Ceci dit, je m’en veux d’avoir été aussi imprécis sur les minutes.

En attendant, c’est passé. Avec marcel, poils dans le dos et Birkenstock au Dîner de l’ambassadeur, mais c’est passé. On va pouvoir récupérer le sang qui stagnait dans nos chevilles pour le redistribuer plus équitablement dans le reste de nos corps. Outsiders. On redevient outsiders. Et on joue Neymar en quarts. Voilà ce qu’il va s’y passer.

Je pense qu’on va bien traiter Neymar, qu’on sera clairement les seuls dans le cas et qu’on s’en mordra les doigts. Alors bien sûr, Neymar simule tellement que parfois, même moi j’ai l’impression de lui avoir donné un orgasme (note de l’auteur : sur le plan technique, cette vanne n’a aucun sens, juste, ça sonnait bien). Mais tout esthète du roulé-boulé qu’il soit, ce garçon se fait réellement déglinguer depuis le début du Mondial. On doit être à 900 fautes graves, des stats à la Jonathan Legear.

Je garde d’ailleurs en tête cette image, celle du Suisse Behrami, qui couche Neymar d’un tackle à hauteur de la plante du cheveu, puis qui vient le voir agonisant au sol l’air de dire : « Tu vois ce que je viens te faire ? C’est un suçon à côté de ce qui t’attend. Je vais prendre ton âme mon pote. Et je vais la vendre 4 euros sur une brocante, comme si c’était un vieux portefeuille en simili cuir, t’as compris ? » (en gros, ça voulait dire ça, je crois.)

Pourtant, à l’époque, celle du premier match de poule, il me semble qu’on avait tous encore un peu de compassion pour Neymar, joueur ultime, maltraité par Behrami, joueur éplucheur. Mais depuis, trop de chichis tuant le chichi, je crois que le mec a ligué l’ensemble de la planète foot contre lui. Au point qu’hier, quand le Mexicain Layun lui écrabouille la cheville l’air de dire : « Tu les sens bien mes crampons espèce de (insère ton insulte préférée)  ? », tout le monde trouve ça limite attendrissant. Alors qu’on est quand même sur du très très sale.

Mon ressenti, c’est que les Diables le laisseront un peu souffler. Les Diables, ils sont dilettantes aux réunions des Bouchers anonymes, Vertonghen peut te ficeler un rôti, Alderweireld peut couper un boudin, mais c’est tout. Casser du beau, c’est pas leur truc. Le seul qui aurait pris un vrai plaisir d’amour à tuméfier Neymar comme il s’est fait tuméfier jusqu’ici, c’est Radja, et il est resté à la maison faire de la pub pour Orange. Du coup je pense qu’on verra de belles actions vendredi. C’est tout ce que je peux prédire. Pour l’instant.

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