Une dépendance déséquilibrée

Automne 2017, face à la pénurie de beurre, les grandes surfaces doublent les quantités qu’elles commandent aux agriculteurs. Charles (prénom d’emprunt), producteur wallon, ne peut plus suivre. Il tente de doper sa production en achetant plus de vaches, mais celles-ci «  donnent ce qu’elles donnent  », nous explique-t-il. Au bout d’un moment, il est contraint d’informer ses chaînes clientes de son incapacité technique à honorer leurs commandes, qui ont grimpé en flèche. Quelques mois plus tard, un de ses clients lui réclame plus de 1.000  €, pour retard de livraison. Quand il refuse de la payer, la chaîne déduit le montant de son paiement suivant. Puis après discussion, promet de le rembourser. Six mois plus tard, Charles n’a toujours pas vu la couleur de son argent. Mais ne fera rien. «  Les grandes chaînes sont inébranlables  ». Si importantes dans son revenu qu’elles ont un avantage disproportionné dans leur relation. « 

Vous désirez lire la suite ?
1€ le 1er mois
(sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct