Se déconnecter du boulot, de gré ou de force

Le «
droit à la déconnexion
» est censé défendre l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle des travailleurs.
Le « droit à la déconnexion » est censé défendre l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle des travailleurs. - Reporters.

C’est bien connu : chaque médaille a son revers. Ainsi en est-il, à l’ère des nouveaux outils digitaux, du nomadisme professionnel ; grâce à lui, des employés peuvent désormais travailler depuis le confort de leur maison et aménager leurs horaires de façon plus souple. Mais cette flexibilité est aussi la cause d’un stress omniprésent. Qui, à chaque « bing » résonnant de son smartphone, rappelle au travailleur qu’il a toujours, quelque part, des obligations professionnelles qui l’attendent.

C’est dans ce contexte ambigu qu’est apparu le concept de « droit à la déconnexion », censé défendre l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle des travailleurs. Un droit en faveur duquel l’entreprise de grande distribution Lidl a décidé de s’engager, en suspendant, à partir de ce 1er septembre, son trafic interne d’e-mails entre dix-huit heures et sept heures du matin, ainsi que les week-ends.

Au total, ce sont six cents employés (ensemble du personnel du siège social, employés administratifs des centres de distribution et gérants des magasins) qui cesseront, dès ce lundi, de recevoir des e-mails professionnels en dehors des heures de bureau. Les plus zélés d’entre eux seront toujours libres d’envoyer des e-mails jusqu’à pas d’heure, mais ceux-ci ne seront réceptionnés que le lendemain matin.

Ce type de « déconnexion contraignante » serait une première dans le pays, selon Lidl. En décembre dernier, le ministre Kris Peeters annonçait vouloir s’attaquer à l’envoi intempestif d’e-mails professionnels en soirée et le week-end – et ainsi rattraper le retard de la Belgique sur ses voisins (notamment la France, premier pays à avoir reconnu un droit à la déconnexion). La loi de la relance économique du 26 mars dernier a concrétisé les vœux du ministre de l’Emploi, en prévoyant l’obligation pour les employeurs d’organiser des concertations au sein du Comité pour la prévention et la protection au travail (CPPT) sur la déconnexion du travail et l’utilisation des moyens de communication digitaux. Pas de droit inaliénable à la déconnexion donc, mais un appel à la discussion.

Non-respect des lois

La mesure de Lidl ne s’inscrit pas, quant à elle, dans le cadre de cette loi mais résulte d’une «  démarche antérieure, visant à apporter un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle, via la mise en place d’horaires flexibles, le télétravail, etc . », indique Julien Wathieu, porte-parole de Lidl.

Pour Sébastien Robeet, conseiller juridique à la CNE (syndicat chrétien des employés), ces efforts ne sont pas la panacée : «  Ce que fait Lidl, c’est simplement corriger le non-respect de la loi, qui a été assumé jusqu’ici par l’employeur, comme par tant d’autres . »

Selon lui, le droit à la déconnexion est de facto déjà prévu par un cadre légal, qui ne date pourtant pas d’hier. A savoir la loi du 16 mars 1971 sur les horaires et lieux de travail (qui interdit notamment de travailler au-delà des limites du temps de travail et en dehors des heures applicables) et la CCT 9 (convention collective de travail sur l’emploi et l’organisation du travail) qui prévoit, depuis 1972, que l’usage de toute nouvelle technologie soit discuté dans le conseil d’entreprise et dans les CPPT. «  Le vrai droit à la déconnexion n’est rien d’autre que l’application de ces lois, estime Sébastien Robeet. En cela, la loi du 26 mars 2018 n’a fait que réinventer l’eau chaude .  »

Si Lidl peut se targuer d’être la première entreprise en Belgique à prendre les devants de façon aussi drastique pour promouvoir le droit à la déconnexion, Sébastien Robeet rappelle qu’il «  y a des centaines d’entreprises qui n’ont pas besoin de ce genre de mesures pour respecter la loi : personne n’y travaille en dehors des heures de travail, point . » Le recours à une solution technique, comme la suspension automatique des emails, témoigne selon lui d’un échec, celui d’une «  culture d’entreprise où les gens se sentent obligés d’être disponibles en permanence, et où la seule solution consiste à devoir couper le serveur . »

Myriam Delmée, vice-présidente du SETCa craint pour sa part que la charge de travail, réputée problématique chez Lidl, ne soit simplement reportée au lendemain : «  Certains employés sont obligés de travailler le soir pour arriver au bout de leurs tâches. La question est de savoir s’ils ne vont pas se retrouver avec une charge de travail plus importante le lendemain matin. Auquel cas le problème ne serait pas résolu, juste déplacé…  »

Addiction au smartphone

Du côté de l’enseigne de grande distribution, on soutient qu’il s’agit au contraire d’une « mesure anticipative », visant à traiter une «  problématique beaucoup plus large » que la seule responsabilité de l’entreprise : « Tout le monde possède un smartphone et est connecté. Il est très tentant pour les employés de lire leurs mails  », assure Julien Wathieu.

«  La tendance sociétale actuelle d’addiction au smartphone rend d’autant plus cruciale la question de la déconnexion, au sein de l’entreprise, mais également dans la sphère privée  », confirme Isabelle Hansez, professeur de psychologie du travail à l’Université de Liège. Selon elle, la déconnexion « forcée » appliquée par Lidl est un moyen salutaire d’inscrire l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée dans la culture de l’entreprise : «  Un détachement psychologique journalier est un facteur important pour prévenir les risques de burn-out. Cela permet aux travailleurs de récupérer de l’énergie, non seulement mentale, mais aussi physique, en s’adonnant à des activités ressourçantes, l’esprit libre . »

Anderlecht gagne à Bruges et relance le championnat (1-2)

©News
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Anderlecht s’est imposé 1-2 sur le terrain du FC Bruges dimanche après-midi au stade Jan Breydel lors de la 7e des 10 journées des Playoffs I du championnat de Belgique de football. Les Mauves reviennent à 2 points du leader brugeois au classement, alors qu’il reste trois matches à jouer.

C’est la première défaite à domicile de Bruges depuis le 20 décembre 2015. Anderlecht était alors venu s’imposer 1-4. Les Brugeois avaient ensuite aligné 48 matches sans défaite sur leur pelouse.

Washington regrettera «comme jamais» de quitter l’accord nucléaire, avertit l’Iran

Washington regrettera «comme jamais» de quitter l’accord nucléaire, avertit l’Iran

Le président iranien Hassan Rohani a averti dimanche que les États-Unis le regretteraient «comme jamais» s’ils décident de sortir de l’accord international sur le nucléaire iranien comme menace de le faire le président Donald Trump.

M. Rohani, qui a tenu ces propos lors d’un discours à Sabzevar, dans le nord-ouest de l’Iran, retransmis à la télévision publique, est cependant resté vague sur la façon dont l’Iran réagirait à un retrait américain de cet accord conclu en juillet 2015.

L’accord sur le nucléaire iranien a été conclu à Vienne entre Téhéran et le Groupe 5+1 (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne), avant l’arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump.

Il encadre strictement les activités nucléaires de Téhéran de façon à garantir leur nature exclusivement pacifique.

M. Trump a donné aux Européens jusqu’au 12 mai pour trouver un nouveau texte qui remédierait aux «terribles lacunes» selon lui de l’accord, faute de quoi les États-Unis s’en retireront.

«Aujourd’hui, toutes les tendances politiques, qu’elles soient de droite, de gauche, conservatrices, réformatrices et modérées, sont unies (...) Trump doit savoir que notre peuple est uni, le régime sioniste (Israël, ndlr) doit savoir que notre peuple est uni», a martelé M. Rohani.

Jeudi, le conseiller pour les affaires internationales du Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, était allé plus loin, avertissant que l’Iran quitterait l’accord sur le nucléaire si Washington mettait à exécution sa menace.

Yves Goldstein: «Kanal, ce n’est pas un musée que nous construisons, c’est un espace de vie»

© Hatim Kaghat | Le Soir
© Hatim Kaghat | Le Soir

L’ouverture de Kanal, le musée d’art moderne et contemporain à Bruxelles, c’est pour ce week-end. Mais est-ce vraiment un musée ? À en croire Yves Goldstein, chargé de mission du gouvernement bruxellois pour ce projet, c’est bien plus que ça. « Ce n’est pas un musée que nous construisons, c’est bien plus que ça. Notre ambition est plus grande. Nous voulons développer un espace au service des Bruxellois, pour vivre, travailler, se rencontrer, se détendre », commente-t-il au micro de La Première.

Il veut faire de ce musée un « lieu de vie tournée vers la culture, un espace où on revient », tout en soulignant l’importance d’un investissement régional dans « ce quartier sensible de Bruxelles ».

« L’objectif, poursuit-il, est d’en faire un objet de développement collectif, citoyen, accessible au plus grand nombre. » Il veut, enfin, que les Bruxellois ne soient pas simplement « spectateurs de la culture, mais aussi acteurs ».

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Musée Kanal

Twitter demande à ses utilisateurs de changer leur mot de passe en raison d’une faille

©D.R.
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Le réseau social Twitter a demandé jeudi à ses utilisateurs de changer leur mot de passe par précaution après avoir découvert une faille dans son propre service, a indiqué le groupe dans un tweet.

«  Nous avons récemment trouvé un bug qui stockait des mots de passe non masqués dans un registre interne. Nous avons corrigé ce bogue et n’avons pas d’indication qu’il y ait eu une brèche ou une utilisation frauduleuse par qui que ce soit. Par mesure de précaution, envisagez de modifier votre mot de passe sur tous les services où vous avez utilisé ce mot de passe », écrit Twitter.

Europa League: une fin amère pour Arsène Wenger (vidéos)

@Reuters
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Fin amère pour Wenger, finale heureuse pour l’Atlético ! Un but de Diego Costa a permis aux Colchoneros de battre Arsenal 1-0 jeudi en demi-finale retour d’Europa League, expédiant le manager londonien vers sa sortie européenne et le club madrilène vers la finale de Lyon.

Au stade Metropolitano, Costa a été intenable dans le combat, inscrivant l’unique but de la rencontre sur une belle offrande d’Antoine Griezmann, également très en vue (45e+2).

Ce petit but a suffi à l’« Atleti » pour confirmer son match nul (1-1) du match aller et réserver son billet pour le grand rendez-vous du 16 mai dans le stade de l’Olympique lyonnais.

Mécaniquement, Arsène Wenger n’en sera pas et c’est une triste sortie pour l’inoxydable technicien français (68 ans), qui achèvera donc son bail de 22 ans à Arsenal sur la modeste pelouse de Huddersfield en Premier League.

Pour son 250e match européen, l’Alsacien souhaitait achever en beauté cette « histoire d’amour ». Son club de toujours ne sera pas en Ligue des Champions la saison prochaine, comme pour celle en cours, et cela grèvera un peu plus l’après-Wenger.

Bref, tout cela s’est fini dans les larmes pour Arsenal, à l’image de l’émouvante douleur du défenseur français Laurent Koscielny, sorti sur civière (8e) après une blessure au niveau de la jambe droite qui pourrait le priver du Mondial cet été (14 juin-15 juillet).

Pour l’Atlético, en revanche, c’est la cinquième finale européenne en huit ans et la possibilité de décrocher une troisième C3 après 2010 et 2012.

Athlétisme: Soufiane Bouchikhi épatant à Palo Alto

©Photonews
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Soufiane Bouchikhi, 28 ans, a confirmé, ce jeudi, à Palo Alto (Californie) qu’il était bien l’un des meilleurs coureurs de fond européens actuels et qu’il figurera parmi les favoris de l’Euro, cet été, à Berlin, sur 10.000 m. L’athlète du FC Liégeois a, en effet, pulvérisé son record personnel sur la distance lors du Payton Jordan Invitational en terminant 2e du 10.000 m derrière l’Américain Shadrack Kipchirchir en 27 min 41.20. Son précédent record, établi l’an dernier au même endroit, était de 28 min 07.15. Il s’agit du meilleur temps européen (et du 7e temps mondial) de l’année. Kipchirchir, que Bouchikhi a accompagné pendant les trois derniers kilomètres, s’est imposé au sprint en 27 min 39.65.

Avec ce chrono, Bouchikhi, 5e du dernier Euro de cross, se hisse à la 6e place belge de tous les temps sur 10.000 m derrière Mohamed Mourhit, Vincent Rousseau, Alex Hagelsteens, Bashir Abdi et Emile Puttemans.

« J’avais pronostiqué un temps de l’ordre de 27 min 45, indique Luc Verlaenen, l’entraîneur de Bouchikhi. Il a fait beaucoup mieux ! »

Debognies, plus qu’un espoir

Dans la même course, le jeune Simon Debognies, 21 ans, a, lui aussi, brillé en terminant 15e en 28 min 25.32, également un gros record personnel et le meilleur temps pour un U23 en Europe cette année. Ce chrono constitue, comme celui de Bouchikhi, une performance nettement en dessous de ce qui était exigé pour la qualification pour l’Euro de Berlin, où les deux hommes rejoindront Bashir Abdi.

Bouchikhi va désormais se préparer pour Berlin. De retour dimanche des Etats-Unis, il s’alignera successivement aux interclubs (13 mai, 5.000 m), à Oordegem (26 mai, 5.000 m), à Nimègue (8 juin, 1.500 m), à Ostrava (13 juin, 3.000 m) et à la Nuit de l’athlétisme, à Heusden (21 juillet, 5.000 m).

Kimeli s’illustre sur 5.000 m

Au cours du même meeting, à Palo Alto, Isaac Kimeli a, lui aussi, brillé en terminant 7e du 5.000 m en 13 min 21.09, là aussi un gros nouveau record personnel (l’ancien était de 13.24.92) et une confirmation de son minimum pour Berlin.

Sur 1.500 m, Tarik Moukrime a fini 2e de la course « B » en 3.43.55 alors que sur 3.000 m steeple, Jeroen D’hoedt a terminé 15e en 8.48.49. Enfin, côté féminin, Justine Tick a bouclé son 1.500 m en 11e position en 4.27.19.

Insultée publiquement, Caroline Taquin porte plainte contre Eric Massin

©Roger Milutin / Le Soir
©Roger Milutin / Le Soir

La bourgmestre de Courcelles Caroline Taquin (MR) a annoncé, jeudi en fin de journée, avoir déposé plainte contre l’ex-président de la fédération socialiste de Charleroi, Eric Massin, à la suite des propos tenus par celui-ci à son égard lors du meeting du 1er mai à Charleroi.

«  La phrase, minutieusement choisie par son auteur, lors du discours du 1er mai, devant un public nombreux et les médias, est inqualifiable et inexcusable mais pas seulement. Elle constitue une injure, une insulte sexiste, une calomnie et une diffamation, réprimées par le code pénal. La liberté d’expression constitue un droit que je défends, mais elle ne permet pas tout… Ce jour, je vous informe que j’ai déposé plainte », a affirmé Caroline Taquin, dans un bref communiqué de presse.

Lors de son discours prononcé à l’occasion du 1er mai, le mandataire socialiste avait tenu des propos insultants vis-à-vis de Caroline Taquin, traitant celle-ci de « salope ». Eric Massin était en train d’énumérer les différentes têtes de listes PS dans les communes de la région en vue des prochaines élections communales d’octobre prochain.

Abordant celle de Courcelles, qui sera opposée à Caroline Taquin, le député fédéral avait déclaré qu’elle «  n’aura pas la tâche facile face à la plus rosse, là je suis trop gentil… La plus salope ». Après un blanc, le président de la fédération PS de Charleroi, qui a entre-temps démissionné de ce mandat, avait ajouté : «  Là je suis trop méchant, des bourgmestres du coin ».

Roman Polanski et Bill Cosby expulsés de l’Académie des Oscars

montage

Par Belga

Cinéma ,

Dieselgate: l’ancien PDG de Volkswagen poursuivi aux Etats-Unis

©EPA
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Les autorités américaines ont engagé jeudi des poursuites judiciaires contre Martin Winterkorn, l’ancien PDG de Volkswagen, et cinq autres dirigeants du groupe automobile allemand accusés de s’être entendus pour faire installer un logiciel destiné à fausser les émissions polluantes de certains modèles.

Ils «  ont sciemment et délibérément commis une fraude » pour contourner les lois américaines en matière de pollution, peut-on lire dans des documents judiciaires déposés devant un tribunal de Detroit (Michigan, nord).

Finales Hockey League féminine: le Waterloo Ducks gagne sa manche aller contre l’Antwerp 1-0 (vidéo)

©Belga
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France De Mot a donné l’avantage aux Waterlootoises peu avant la mi-temps (26e). Malgré plusieurs penaltys corner, les protégées de Sofie Gierts n’ont pas réussi à remonter au score lors des deux derniers quart-temps.

Une victoire ou un nul des Brabançonnes dimanche lors du match retour (15h30), permettrait aux joueuses de Lisa Letchford de décrocher un premier sacre historique pour le Watducks chez les dames. Un trophée qui leur avait échappé en 2016 contre le Braxgata et justement contre l’Antwerp en mai 2015, lorsque les Anversoises avaient obtenu leur dernier titre, le 18e de leur histoire.

« Nous n’avons pas joué au hockey aujourd’hui », a commenté la coach de l’Antwerp. « Un très mauvais match de notre part. Un seul choix : redresser le tir pour dimanche. Par contre je trouve dommage qu’un titre puisse ainsi se jouer aux shoot-outs. Surtout après avoir été prévenues du changement de règlement seulement trois semaines avant les finales », a encore regretté Sofie Gierts.

De son côté Lisa Letchford a apprécié l’état d’esprit de ses joueuses. « Combatives et très solides en défense », selon l’ancienne internationale britannique. « Notre pc offensif n’était peut-être pas le meilleur aujourd’hui, mais le défensif a fait notre force dans cette manche. Dimanche nous jouerons notre jeu, hors de question de tabler sur un nul. Uniquement en cas de partage à quelques minutes du terme… »

Accord entre le fédéral et les communes de Bruxelles concernant les migrants à la Gare du Nord

Accord entre le fédéral et les communes de Bruxelles concernant les migrants à la Gare du Nord

Un accord de principe a été trouvé concernant la présence de nombreux migrants, en transit en Belgique, à proximité de la Gare du Nord à Bruxelles, entre le ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA) et les bourgmestres de la Ville de Bruxelles Philippe Close (PS) et de Schaerbeek, Bernard Clerfayt (DéFI). L’accord vise à intensifier l’approche du problème. Mercredi, la police fédérale et les polices locales auront pour mission d’élaborer un plan opérationnel, indique lundi Jan Jambon sur son compte Twitter.

Le ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA) et le secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration Theo Francken (N-VA) se sont réunis lundi avec les services de police locale et fédérale ainsi que l’Office des étrangers pour évoquer la présence de nombreux migrants, en transit en Belgique, à proximité de la Gare du Nord à Bruxelles.

Après la fin du plan hivernal, la Région bruxelloise a annoncé jeudi qu’elle soutiendra la réouverture, pour compte du gouvernement fédéral, d’un centre d’accueil à Haren afin d’abriter les nombreuses personnes sans logement, dont certaines dépourvues de titre de séjour valable, qui errent dans les alentours de la Gare du Nord.

« 0 euros »

Le secrétaire d’Etat Francken a répliqué vendredi que le fédéral ne soutiendrait pas cette réouverture. «0 euro», a-t-il répondu sur Twitter, rendant les bourgmestres et policiers bruxellois responsables de la situation.

Accusé par Theo Francken de mener «un petit jeu électoraliste», le bourgmestre de Schaerbeek Bernard Clerfayt (DéFI) a au contraire fustigé la stratégie de la N-VA et de son secrétaire d’Etat dans ce dossier. «Theo Francken et la N-VA sont très forts dans les tweets, mais faibles sur le terrain», a-t-il lâché.

Alain Destexhe n’est plus autorisé à entrer au Conseil de l’Europe

©Pierre-Yves Thienpont / Le Soir
©Pierre-Yves Thienpont / Le Soir

Le sénateur Alain Destexhe (MR) s’est vu interdire l’accès au bâtiment du Conseil de l’Europe à Strasbourg, a indiqué jeudi la présidente de la commission du règlement de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), la sénatrice belge Petra De Sutter.

Le badge de M. Destexhe, qui démissionné de toutes ses fonctions à l’ACPE en septembre 2017, a été désactivé après qu’il eut violé le code de conduite des membres de l’Assemblée, a ajouté la sénatrice écologiste.

M. Destexhe et un autre élu, l’ancien député fédéral Stef Goris (Open Vld, later LDD), ont fondé en 2010 une ASBL qui, contre paiements, a rédigé une série de rapports sur l’organisation des élections en Azerbaïdjan. MM. Destexhe et Goris réfutent toute corruption à cette occasion.

La commission d’enquête de l’APCE a toutefois relevé dans leur chef une violation du code de conduite.

Des sanctions à infliger

La commission du règlement de l’Assemblée devait quant à elle se pencher sur des sanctions à infliger éventuellement aux membres et anciens membres de l’ACPE.

Dans le cas de Destexhe, il a été décidé de désactiver son badge et de lui interdire l’accès au bâtiment du Conseil de l’Europe, a expliqué la sénatrice Petra De Sutter Groen.

La procédure est encore en cours pour M. Goris et d’autres membres qui siègent toujours au sein de l’Assemblée, a ajouté l’élue écologiste.

Ikea Group va supprimer 150 emplois, la Belgique sera touchée

Ikea Group va supprimer 150 emplois, la Belgique sera touchée

Ikea Group va supprimer 150 emplois, annonce le géant du meuble suédois jeudi. La majeure partie des emplois supprimés (110) le seront en Suède, mais la Belgique et les Pays-Bas seront aussi touchés. On ne sait pas encore combien d’emplois sont menacés en Belgique, des négociations doivent en effet débuter, selon un porte-parole d’Ikea en Suède.

Les pertes d’emplois sont liées au passage vers le commerce électronique. Ikea était plutôt en retard dans ce domaine, mais a depuis lors lancé un webshop. «  Nous voulons une organisation plus simple, plus efficace et moins bureaucratique », explique le manager retail Tolga Öncü au journal suédois The Local.

Les pertes d’emplois seront concentrées dans les fonctions de « global support ». Il s’agit de fonctions de support pour le groupe comme les ressources humaines, le marketing ou la communication.

33 sites de téléchargement illégal bloqués depuis la Belgique

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Les assistants sociaux seront formés à détecter le radicalisme dès septembre

© AVPRESS
© AVPRESS

Les assistants sociaux seront formés à la détection de signes de radicalisme éventuels parmi les personnes qui font appel à l’aide sociale, à partir de septembre 2018, annonce le ministre en charge de l’intégration sociale Denis Ducarme (MR), dans les titres Sudpresse vendredi.

Les assistants sociaux seront formés à déceler les indices avant-coureurs d’une éventuelle radicalisation, communément appelés «signaux faibles». La formation vise également à leur fournir des moyens adéquats pour y faire face. Un budget de 100.000 euros est alloué à la formation qui prendre la forme d’e-learning, complété d’une séance «en personne physique» dès septembre, déclinée par province.

« La détection du radicalisme est essentielle »

Le projet fait suite aux recommandations de la commission d’enquête parlementaire relative aux attentats du 22 mars 2016, dont le ministre a été membre. «J’ai pu comprendre combien la détection du radicalisme était essentielle et que l’effort devait être partagé face à cette menace, au-delà de l’appareil policier et judiciaire. C’est dans ce sens-là que l’on a pu, à l’époque, parmi les recommandations, demander à ce que les maisons de justice, où sont actifs des travailleurs sociaux, soient également formées à la détection du radicalisme. Eh bien, pour les CPAS, c’est la même chose », explique Denis Ducarme.

Si ce type de formation peut aider à détecter des menaces «avant qu’elles ne produisent des drames, c’est évidemment essentiel de prendre sa part d’efforts», poursuit le ministre.

Roberto Martinez parti pour rester à la tête des Diables rouges après le Mondial

© Belga
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La guerre de succession n’aura pas lieu. Ni maintenant, ni après le Mondial comme il l’avait été pressenti lorsque l’Union belge avait botté en touche en annonçant « qu’aucune négociation avec qui que ce soit ne serait entamée avant la fin de la Coupe du monde. Bart Verhaeghe, Mehdi Bayat, les patrons de la cellule chapeautant l’équipe nationale, et le directeur technique national Chris Van Puyvelde ont ainsi jeté, en toute discrétion, les bases du futur de l’équipe nationale.

A l’heure qu’il est, il est évidemment trop tôt pour avoir la garantie à 100 % que Martinez succédera à Martinez. Mais, d’après plusieurs sources, les choses sont plus qu’en bonne voie à ce stade-ci des tractations. Sur ces bases théoriques, le sélectionneur actuel devrait donc poursuivre sa mission jusqu’à l’Euro 2020.

> Les coulisses des négociations sont à lire sur Le Soir +

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Les objets connectés trop facilement hackés

© Le Soir
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Les objets connectés sont partout chez nous. Parfois là où on ne s’y attend pas. Alors oui, ce sont nos enceintes audio, nos tablettes (et celles de nos petits), mais aussi notre four, notre lave-vaisselle et nos thermostats. Mais si on les laisse entrer dans notre foyer, ne faut-il pas s’en méfier, pour le respect de notre vie privée ?

Une enquête de Test Achats dévoilée par Le Soir souligne à quel point il faut avoir l’œil bien ouvert. L’association de consommateurs a demandé à deux consultants en cybersécurité d’essayer de hacker 19 objets connectés. En cinq jours, ces pirates ont réussi à pénétrer dans la moitié des systèmes. Ils ont aussi réussi à mettre la main sur une série de données personnelles sensibles et ont allègrement violé la vie privée de la victime fictive.

Mais savoir à quelle heure vous allumez votre four ou vous écoutez de la musique, est-ce si grave ? Oui, sans aucun doute, estime Olivier Bogaert, commissaire à la Computer Crime Unit (CCU) de la police judiciaire de Bruxelles. « Collecter des informations sur vous, notamment via votre téléviseur connecté ou vos caméras de surveillance, a de la pertinence pour des cambrioleurs. Ils savent quand vous vous absentez. Autre intérêt pour des individus mal intentionnés : se dissimuler derrière votre adresse IP pour commettre des délits en ligne sans laisser de traces. Ils peuvent aussi mettre la main sur des informations sensibles contenues dans un ordinateur professionnel. Et puis cette expérience démontre une nouvelle fois que des personnes étrangères au foyer peuvent entrer en contact avec vos enfants et connaître toutes leurs habitudes de vie. »

> A lire sur Le Soir +: notre analyse; l’avis d’un expert; un focus sur différents appareils du quotidien

Michel Preud’homme: «Le Standard est plus qu’une option»

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Michel Preud’homme de retour au Standard, c’est chaud. Et même bouillant. Cinq semaines après le succès des Rouches en finale de la Coupe de Belgique, celui qui avait ramené le titre à Sclessin après 25 ans de disette, sort du bois au terme de six semaines de silence sur le sujet.

« Il y a plusieurs mois, le président Bruno Venanzi m’a contacté pour voir si je pouvais être intéressé par un retour éventuel au Standard, confirme Michel Preud’homme. C’était dans une période où le club n’était pas dans une position favorable. Lors de nos discussions, je lui ai répondu que c’était une possibilité que je pouvais garder ouverte, mais seulement à partir de la saison prochaine. Je suis même venu assister à quelques rencontres. A l’heure actuelle, j’ai plusieurs propositions de l’étranger, mais le Standard est évidemment plus qu’une option si le club décide de revenir vers moi. »

> A lire sur Le Soir +: les tractations avec l’équipe nationale; les propos complets de Michel Preud’homme concernant un éventuel retour au Standard

Météo: de belles éclaircies sont attendues jeudi

Météo: de belles éclaircies sont attendues jeudi

De belles éclaircies sont attendues jeudi malgré des nuages bas plus tenaces en Ardenne, annonce l’Institut royal météorologique (IRM) dans son bulletin météo. En cours de journée, des champs nuageux se développeront dans l’intérieur des terres, mais le temps restera sec, avec des maxima entre 11 degrés en Hautes-Fagnes et 16 degrés en Campine. Il soufflera un vent faible à modéré de secteur nord-ouest à nord.

Jeudi soir, les nuages disparaîtront progressivement et la nuit sera étoilée, mais plutôt fraîche avec des minima de 1 à 5 degrés. De la brume ou du brouillard pourra se former par endroits.

À partir de vendredi, le temps ensoleillé avec des températures autour des 17 degrés vendredi après-midi à Bruxelles, des 20 degrés samedi et des 25 degrés en début de semaine prochaine.

Europa League: qualifié après la prolongation à Salzbourg (2-1), Marseille affrontera l’Atlético Madrid en finale

L’Atlético Madrid est en finale de l’Europa League, tout comme Marseille. Mais l’OM a souffert pour arracher sa qualification…

Atlético Madrid – Arsenal (1-0)

Tenu en échec au terme de la demi-finale aller disputée à l’Emirates stadium d’Arsenal jeudi dernier (1-1), l’Atlético a réussi à prendre le dessus sur les Gunners en remportant le match retour 1-0 jeudi au stade Metropolitano à Madrid. L’unique but de la rencontre a été inscrit par Diego Costa juste avant le repos (45+2).

Après un premier coup dur à la suite de la blessure de son capitaine Laurent Koscielny, sorti sur civière dès la 8e minute de jeu après un changement d’appuis mal négocié, Arsenal a eu bien du mal à faire le jeu. Et les choses ne vont pas aller mieux, puisque les Londoniens vont voir les Madrilènes prendre les devants quelques secondes avant la pause sur l’ouverture du score de Diego Costa, qui a pris le dessus sur Bellerin avant de propulser le cuir au fond des filets d’Ospina (45+2, 1-0).

Au retour des vestiaires, Diego Costa, gêné par le retour défensif de Chambers, manque de peu le break (55e), avant de trouver Griezmann dans une position idéale. Le Français ne parvient toutefois pas à faire mouche sur sa frappe du gauche (67e). Pour clôturer une excellente prestation de sa part, Costa, remplacé dans la foulée par Torres, s’est montré une ultime fois dangereux face à Ospina mais n’a pas réussi à porter le score à 2-0 (81e). Solides dans les derniers instants de la rencontre, les Madrilènes valident finalement leur ticket pour la finale de la Ligue Europa grâce à leur court succès 1-0 acquis à domicile.

Salzbourg – Marseille (2-1 après prolongation)

L’OM, vainqueur 2-0 du match aller, s’est qualifié pour la finale malgré sa défaite 2-1 après prolongation sur la pelouse de Salzbourg en demi-finale retour, jeudi soir en Autriche.

Grâce à des buts de Haidara (53e) et un but contre son camp de Sarr (65e), Salzbourg avait rétabli l’égalité sur l’ensemble des deux rencontres après le temps réglementaire, et décroché la prolongation. C’est un but inscrit à la 115e minute par l’ancien défenseur d’Anderlecht Rolando, monté au jeu un quart d’heure plus tôt, qui a propulsé l’OM en finale.

Vainqueur de la Ligue des Champions en 1993, Marseille, finaliste malheurex de la C1 en 1991, avait atteint la finale de la Coupe UEFA, l’ancêtre de l’Europa League, en 1999 et 2004.

Rupture du dialogue social chez bpost

Rupture du dialogue social chez bpost

Les syndicats socialiste CGSP et libéral SLFP ont claqué la porte ce jeudi lors d’une réunion avec le CEO de bpost Koen Van Gerven. Ils ont annoncé la rupture du dialogue social. En cause ? Les diverses annonces tombées ces derniers jours mais aussi des dissensions profondes avec… le syndicat chrétien, la CSC.

Pour rappel, jeudi dernier, bpost a annoncé l’externalisation des services de nettoyage et de restauration, la suppression de 90 à 130 emplois dans le call-center et la limitation dans le temps du passage dans la cellule de reconversion. Ce mercredi, l’entreprise a également annoncé une réorganisation de sa structure et des changements au comité de direction, sur fond de résultats financiers très mauvais. Cela fait beaucoup.

« La confiance est rompue, réagit Jacques Lespagnard, secrétaire général secteur Poste de la CGSP. Pour nous, il n’est pas question de discuter avec l’entreprise si c’est pour externaliser des services. Nous sommes aussi très inquiets à propos des changements au comité de direction ». Les arrivées de Kurt Pierloot (jusqu’ici patron des colis et de l’international) à la tête de la division courrier et de Luc Cloet à la tête de la division colis Europe Asie ne le rassurent pas. « On les connaît bien. Le dialogue social n’était pas facile avec eux. Et puis pourquoi changer maintenant ? Qu’est-ce que ça cache ? Je constate aussi que les deux directeurs qui sautent (NDLR : Marc Huybrechts quitte l’entreprise et Philippe Dubois est rétrogradé) sont des Francophones. Le seul Francophone promu s’occupera… des États-Unis (Pierre Winand) ».

Le leader de la CGSP Poste reproche aussi à la direction de se rendre complice des agissements de son concurrent… la CSC. « Ce syndicat s’est lancé dans une surenchère permanente en propageant des informations sensationnelles et alarmantes basées sur des rumeurs et des mensonges. Ils n’hésitent pas à inciter les membres de nos syndicats respectifs à les rejoindre en brandissant des bulletins d’affiliation. A croire qu’ils sont en campagne pour les élections sociales ». Pour Jacques Lespagnard, bpost est complice car l’entreprise aurait octroyé à des délégués CSC une dispense syndicale (droit au traitement) vendredi pour assister à des réunions alors que ceux-ci étaient censés être en grève. Affirmation que dément formellement la CSC.

Cette dernière, par la voix de son responsable poste Stéphane Daussaint, dit ne pas comprendre « cette attitude agressive des deux autres syndicats ». «  La semaine dernière, nous avons fait état de rumeurs de restructuration qui nous venaient de nos délégués sur le terrain. Ces rumeurs se sont avérées correctes. V a-t-on nous reprocher d’avoir dénoncé avant l’heure les intentions de la direction ?  ».

Le démarchage de nouveaux affiliés ? « Il y a peut-être eu des débordements d’un délégué ou l’autre mais à un moment aussi crucial pour le devenir entreprise, je trouve que c’est un peu court pour des responsables syndicaux nationaux de se focaliser sur ce genre de chose ».

La CGSP et la CGSLB ont annoncé qu’ils ne reprendraient le dialogue que lorsqu’ils auront obtenu des clarifications de bpost sur les dossiers annoncés en commission paritaire, sur la stratégie à long terme de l’entreprise et lorsqu’ils auront une position claire de celle-ci par rapport aux problèmes liés à la CSC.

Caroline Taquin estime que la démission d’Eric Massin est «un signal insuffisant»

©Le Soir
©Le Soir

Interviewée par nos confrères de SudPresse, Caroline Taquin s’est exprimée sur la démission d’Eric Massin. Le député fédéral a été contraint de quitter son poste à la présidence de la Fédération socialiste de Charleroi après avoir insulté la bourgmestre de Courcelles de «  salope ».

« Il a démissionné de ses fonctions de président de fédération, c’est un signal. Mais, pour moi, c’est encore insuffisant ! Il sort juste du terrain pour se faire oublier. Et mieux se présenter aux prochaines élections », estime Caroline Taquin, pour qui Eric Massin a porté « atteinte à sa personne, mais aussi aux femmes ».

Hébergement des sans-abri: le gouvernement bruxellois souhaite doubler le nombre de places

Hébergement des sans-abri: le gouvernement bruxellois souhaite doubler le nombre de places

Le gouvernement bruxellois a fait le point jeudi avec les opérateurs publics et associatifs sur la situation des dispositifs d’accueil pour sans-abri suite à la fin de la période hivernale. Fin avril, le Samusocial indiquait que 300 personnes, dont des femmes et des enfants n’avaient aps de solution d’hébergement à Bruxelles.

Les ministres ont interpellé le gouvernement fédéral dans une lettre adressée au Premier Ministre et au Secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration afin de « rappeler l’État fédéral à ses responsabilités en matière d’accueil des personnes dépourvues de titre de séjour et en transit sur notre territoire ».

« L’accueil des migrants et leur mise à l’abri sont de la compétence du fédéral. Celui-ci doit assumer sa responsabilité. Avec la fermeture du dispositif hivernal et alors que le fédéral ferme des centres d’accueil, il est pour nous moralement impossible d’envisager que plusieurs centaines de personnes trouvent refuge dans l’espace public, nos gares, nos parcs », a déclaré dans un communiqué Pascal Smet, Ministre Bruxellois de l’aide aux personnes.

Les capacités d’accueil vont être augmentées

En attendant une réaction du Gouvernement fédéral, le Gouvernement bruxellois a réuni jeudi les différents opérateurs publics et associatifs. Lors de cette réunion, il a été confirmé que la Région augmenterait la capacité d’accueil en 24h/24 permanent sur le site géré aujourd’hui par le Samusocial et situé sur le Boulevard Poincaré. Ce dispositif d’accueil concerne les publics vulnérables, principalement composés de familles, de femmes et d’enfants.

« Les constats chiffrés ne laissaient planer aucun doute, le public vulnérable en cette fin de plan hiver est davantage constitué cette année par des femmes et des enfants. Parce que l’accueil et l’accompagnement des sans-abri ne peuvent pas se limiter à l’hiver, j’ai donc décidé, en âme et conscience et avec mes collègues du Gouvernement bruxellois de prévoir dorénavant un doublement de nos places structurelles », précise de ce communiqué Céline Fremault, Ministre en charge de l’Aide aux personnes.

Concours «Reine Elisabeth»: deux Belges retenues pour les demi-finales

©Capture Twitter
©Capture Twitter

Les solistes sopranos belges Charlotte Wajnberg et Marianne Croux figurent parmi les 24 demi-finalistes du Concours Reine Elisabeth, cette année consacré au chant.

L’organisation du Concours Reine Elisabeth a communiqué ce mercredi soir le nom des chanteurs et chanteuses qui accèdent aux demi-finales du prestigieux concours. La soliste belge soprano Charlotte Wajnberg (28 ans) et la soliste soprano franco-belge Marianne Croux (27 ans) ont été retenues par le jury à l’issue de la première épreuve.

Celle-ci devait départager 55 candidats au total dans le studio 4 de Flagey, dont 37 femmes et 18 hommes de 18 nationalités. La finale se jouera, elle, du 10 au 12 mai.

Cambridge Analytica annonce cesser «immédiatement toutes ses opérations» suite au scandale Facebook

La société britannique Cambridge Analytica, au cœur du scandale sur les données d’utilisateurs de Facebook, a annoncé mercredi avoir entamé une procédure d’insolvabilité et cessé «  immédiatement toutes ses opérations ». «  Il a été établi qu’il n’est plus viable de continuer à exploiter cette activité », a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Cambridge Analytica est accusée d’avoir collecté et exploité sans leur consentement les données personnelles de 90 millions d’utilisateurs de Facebook. La société britannique avait ensuite travaillé pour la campagne du candidat républicain à la présidentielle américaine de 2016, Donald Trump.

«Au cours des derniers mois, Cambridge Analytica a fait l’objet de nombreuses accusations infondées et, malgré les efforts de l’entreprise pour rectifier les faits, elle a été calomniée pour des activités qui non seulement sont légales, mais aussi largement acceptées comme faisant partie intégrante de la publicité en ligne», a-t-elle déploré.

Liverpool se qualifie pour la finale de la Ligue des champions malgré sa défaite face à la Roma (4-2)

Malgré sa défaite 4-2 sur le terrain de l’AS Rome mercredi soir en demi-finale retour de la Ligue des Champions, Liverpool a décroché son billet pour la finale de la C1. Radja Nainggolan, double buteur, a joué l’entièreté de la partie pour les Romains. Simon Mignolet, de son côté, est resté sur le banc des Reds.

Le début de rencontre ressemblait à un cauchemar pour l’AS Rome et Radja Nainggolan. Coupable d’une perte de balle dans l’entrejeu, le Diable rouge offrait le ballon à Firmino. L’attaquant des Reds glissait le cuir à Mané qui trompait Alisson d’une frappe croisée (9e). Obligés d’inscrire quatre buts, les Romains réagissaient rapidement et égalisaient sur un but-gag. Lovren dégageait le ballon sur la tête de Milner et trompait Karius (15e).

Les joueurs de Jurgen Klopp se montraient les plus dangereux devant le but et reprenaient les commandes. Wijnaldum profitait d’une erreur de marquage dans la défense romaine pour planter le 1-2 (26e).

Les Giallorossi se montraient plus conquérants en deuxième période et Dzeko profitait d’une approximation de Karius pour donner un peu d’espoir à son équipe (52e). En fin de match, Nainggolan se rachetait d’une frappe surpuissante et sur penalty pour offrir une victoire pour l’honneur aux Romains (86e et 90e+3).

Grâce à sa victoire 5-2 au match aller, Liverpool se qualifie pour sa huitième de finale de C1.

Vainqueurs à cinq reprises, les Reds tenteront de décrocher une sixième coupe aux grandes oreilles face au Real Madrid, qui pourrait remporter la compétition pour la treizième fois.

La finale aura lieu le samedi 26 mai à 20h45 à Kiev.

Accord sur le nucléaire: l’Iran «ne restera pas» si les États-Unis en sortent

©BEHROUZ MEHRI
©BEHROUZ MEHRI

« Si les États-Unis se retirent de l’accord nucléaire, nous n’y resterons pas nous non plus », a déclaré jeudi Ali Akbar Velayati, conseiller du Guide suprême pour les affaires internationales, dans des propos publiés par le site de la télévision d’État iranienne.

Le président Trump a donné aux Européens jusqu’au 12 mai pour trouver un nouveau texte qui remédierait aux « terribles lacunes » de l’accord de 2015, faute de quoi les États-Unis s’en retireront.

Le président français Emmanuel Macron a réitéré mercredi en Australie son engagement en faveur de l’accord sur le nucléaire iranien afin d’éviter une escalade des tensions au Moyen-Orient, tout en répétant qu’il devra selon lui être renforcé.« Je veux juste dire que quelle que soit la décision (de M. Trump), il faudra préparer une négociation plus large et un accord plus large, parce que je crois que personne ne veut la guerre dans la région, et personne ne veut une escalade en termes de tensions dans la région », a-t-il dit.

L’accord sur le nucléaire iranien a été conclu en juillet 2015 à Vienne entre Téhéran et le Groupe 5+1 (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne), avant l’arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump.

Pour Myriam Delmée (Secta), «il parait clair que Mestdagh va annoncer une restructuration»

©ALAIN DEWEZ
©ALAIN DEWEZ

Myriam Delmée, vice-présidente du Secta en charge du secteur de la distribution, a réagi jeudi à l’annonce de la convocation d’un conseil d’entreprise extraordinaire chez Mestdagh. Ce conseil, qui se tiendra lundi portera sur les « difficultés rencontrées par l’entreprise ainsi que leurs éventuelles conséquences sur l’emploi ».

La vice-présidente du syndicat socialiste craint de nouvelles pertes d’emplois. « Vu l’ordre du jour, ça me paraît clair qu’ils vont annoncer une restructuration. J’imagine qu’ils ne font pas ça pour cent emplois » a-t-elle déclaré au Soir.

« C’est un supermarché classique, donc ils rencontrent les mêmes difficultés que Carrefour ou Delhaize peuvent rencontrer pour se différencier sur le marché », poursuit-elle. « On verra lundi si on est dans un schéma de relance commerciale, ou s’ils utilisent les mêmes recettes que les autres : c’est-à-dire sacquer dans le personnel, et puis on attend de voir ce qui se passe ».

>L’entretien complet est à lire sur Le Soir +

Crainte d’une restructuration chez Mestdagh: le groupe confirme la tenue d’un conseil d’entreprise extraordinaire

Crainte d’une restructuration chez Mestdagh: le groupe confirme la tenue d’un conseil d’entreprise extraordinaire

La direction du groupe Mestdagh a confirmé jeudi midi la tenue d’un conseil d’entreprise extraordinaire programmé lundi à 9h30 sur son site de Gosselies (Charleroi). Les membres du conseil d’entreprise y ont été conviés.

Ce conseil d’entreprise sera consacré aux « difficultés rencontrées par l’entreprise ainsi que leurs éventuelles conséquences sur l’emploi ».

La direction a en revanche refusé de donner plus de détails sur la teneur de l’annonce qu’elle compte faire aux représentants syndicaux. « L’information doit arriver en priorité aux membres du conseil », a-t-elle indiqué.

Le groupe de distribution Mestdagh compte en Belgique 83 magasins sous l’enseigne « Carrefour Market – Groupe Mestdagh ».

La princesse Astrid a besoin de repos avant sa mission en Amérique du Sud

La princesse Astrid a besoin de repos avant sa mission en Amérique du Sud

La princesse Astrid souffre actuellement de troubles de sommeil, a indiqué le porte-parole du Palais à l’agence Belga, confirmant une information parue dans les journaux Sudpresse jeudi matin. «Mais ce n’est pas la première fois. Cela fait dix ou quinze ans que la princesse a des problèmes de sommeil. Ses médecins lui ont recommandé de se reposer», a-t-il ajouté.

La princesse Astrid doit en effet suivre un traitement pour pallier ces troubles du sommeil, et ce principalement afin de pouvoir se préparer au mieux pour la mission économique qui l’attend en Amérique du Sud (Argentine et Uruguay), du 23 au 30 juin. «Son mari le prince Lorenz l’a représentée à deux ou trois reprises ces derniers temps», a ajouté le porte-parole.

Selon Sudpresse, la soeur du roi Philippe ne serait plus sortie «officiellement» depuis le 20 février dernier. Toujours selon le quotidien, elle devrait être absente au Concours musical Reine Elisabeth ainsi qu’à l’ouverture des Jeux nationaux Special olympics à Tournai.

Bruxelles : le chômage baisse en avril et atteint son plus bas niveau depuis 25 ans

Bruxelles : le chômage baisse en avril et atteint son plus bas niveau depuis 25 ans

La région de Bruxelles-Capitale comptait fin avril 89.367 chercheurs d’emploi, ce qui correspond à une baisse de 3.381 personnes ou 3,6% par rapport à avril 2017, a annoncé jeudi Actiris.

Le taux de chômage atteignait ainsi 15,9% fin avril dans la capitale. Il s’agit du 42e mois consécutif de baisse du chômage à Bruxelles.

Le nombre de jeunes chômeurs a quant à lui diminué de 520 unités ou 5,6% sur un an, pour un total de 8.760 jeunes chercheurs d’emploi fin avril, ce qui représente un taux de chômage des moins de 25 ans de 22,9%.

Actiris constate par ailleurs que parmi les 89.367 demandeurs d’emploi inoccupés (DEI) inscrits en avril 2018, 12.750 sont usagers du CPAS (soit 14,3% du total). Un pourcentage encore plus élevé parmi les jeunes: sur les 8.760 jeunes DEI, 1.950 sont usagers du CPAS, soit 22,3%.

Actiris a par ailleurs reçu en avril 16.081 offres d’emploi. Le nombre d’offres concernant des postes de travail situés en Région bruxelloise s’élevait à 5.591.

Le roi Albert II a été opéré du cœur avec succès

© Belga
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Le roi Albert II a été opéré du cœur, ce lundi 30 avril, a communiqué le Palais royal. « Le roi Albert II a ensuite bénéficié d’un remplacement de sa valve aortique, qui a été effectué par voie percutanée transfémorale, le 30 avril. Lors de cette intervention mini-invasive, dénommée TAVI, la nouvelle valve a été mise en place, à la sortie du cœur, sans ouvrir le thorax », détaille le Palais royal, qui précise que le Roi avait déjà subi une première opération le 19 avril.

Les deux interventions se sont déroulées « sans complication, avec des résultats très favorables ». Le Roi va poursuivre sa convalescence dans le château du Belvédère.

Face à la pénurie de profs, Schyns songe à rappeler les pré-retraités

© Belga
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Face à la pénurie criante d’enseignants en Fédération Wallonie-Bruxelles, la ministre de l’Education Marie-Martine Schyns (cdH) a indiqué mercredi réfléchir à faire appel aux profs bénéficiant actuellement du régime de pré-retraite.

Interrogée en séance plénière du parlement sur cette problématique, Mme Schyns a évoqué plusieurs pistes de solutions, dont une à court terme pourrait être « la réversibilité des DPPR », a-t-elle dit en réponse à une question des députés Christos Doulkeridis (Ecolo) et Olga Zrihen (PS).

Le cabinet de la ministre précise toutefois mercredi après-midi que ce recours aux pré-retraités, s’il se fait, ne se fera que sur base volontaire seulement.

En place depuis les années 80, ces DPPR -- acronyme de Disponibilités pour convenances personnelles précédant la pension de retraite -- permettent aux enseignants d’aménager leur fin de carrière, en leur offrant la possibilité, dès 55 ans, de travailler à 4/5e temps, tiers-temps voire à mi-temps.

Ils peuvent même bénéficier d’une DPPR à plein temps à partir de 58 ans.

Le régime actuel ne permet à l’heure actuelle aucune marche arrière. Une fois accordée, une DPPR ne peut être révisée ou modifiée.

En 2017, un peu moins de 3.500 enseignants bénéficiaient de ce régime très prisé. Devant les députés, la ministre a ajouté que la mesure devrait être concertée avec les organisations syndicales.

Les réactions

Interrogé, Joseph Thonon (CGSP) doute toutefois de l’efficacité de la proposition.

« Je ne pense pas que cela aura beaucoup de succès », prédit-il.« Parmi toutes les personnes que je connais qui ont pris une DPPR, très peu l’ont regretté ».

Eugène Ernst, de la CSC-Enseignement, est tout aussi dubitatif. En revanche, une solution pourrait être, selon lui, de permettre aux profs qui ont choisi une fin de carrière à temps partiel de travailler plus longtemps.

« Aujourd’hui, ces profs qui ne travaillent plus qu’à mi-temps sont obligés de prendre leur pension complète à 60 ans. Or, certains d’entre eux pourraient être intéressés de continuer à travailler à temps partiel au-delà », suggère-t-il.

Depuis février dernier, le métier d’instituteur primaire et de maternelle est officiellement déclaré comme étant en pénurie.

Bien que les écoles normales de la Fédération continuent à diplômer des enseignants, quarante pour cent des jeunes profs abandonnent le métier dans leurs cinq premières années d’exercice.

D’autres pistes

Outre un éventuel recours aux pré-retraités, Mme Schyns a aussi évoqué mercredi d’autres pistes à moyen et court terme pour combattre le manque d’enseignants. Elle a notamment cité la constitution à l’avenir d’unn ’pool’ d’enseignants mobiles qui pourraient être envoyés là où l’on a besoin d’eux.

Elle aussi dit vouloir travailler l’attractivité et l’image du métier d’enseignant.

Mme Schyns voudrait aussi attirer davantage de travailleurs du privé à se reconvertir dans l’enseignement. Plusieurs de ces mesures ont notamment été intégrées dans les réflexions du Pacte pour un enseignement d’excellence.

De Croo veut connaître votre avis sur les «fake news»

Alexander De Croo a lancé la première enquête publique en ligne du gouvernement fédéral, consacré au fake news. Elle est accessible jusqu’au 31 mai sur stopfakenews.be.
Alexander De Croo a lancé la première enquête publique en ligne du gouvernement fédéral, consacré au fake news. Elle est accessible jusqu’au 31 mai sur stopfakenews.be. - photonews.

Proposition 1 : « Une police des médias sociaux doit être mise en place ». Proposition 2 : « Il ne faut rien faire. L’internet doit rester ouvert et livre. Pas de loi ». Proposition 3 : « Facebook et Twitter doivent donner la priorité aux journaux de qualité reconnus ». Vous avez jusqu’au 31 mai pour « liker », « disliker », commenter, partager ces pistes de solutions officielles, censées lutter contre la désinformation. Pour cela, rendez-vous sur le site stopfakenews.be.

Et si vous avez votre petite idée sur la question, n’hésitez pas à la soumettre publiquement à la sagacité des autres internautes. Qui sait si, in fine, elle ne forgera pas la position officielle de la Belgique face à l’Union européenne. Voire alimentera l’un ou l’autre éventuel projet de loi.

Démocratie participative

Lancée par Alexander De Croo (VLD), ministre de l’Agenda numérique, cette enquête publique inédite en Belgique constitue la première concrétisation du nouveau portail de consultation citoyenne monopinion.belgium.be. Géré au sein du SPF « Stratégie et appui » (Bosa), cet outil de « démocratie participative » a déjà été éprouvé dans d’autres pays (comme au Portugal, où une partie du budget de l’Etat est soumise aux suggestions des citoyens). Ou, en Belgique, au niveau local (via la plate-forme lancée par la start-up belge, CitizenLab). « L’idée c’est de créer une dynamique de commentaires et de propositions », soutient De Croo, qui nourrit ouvertement l’ambition de faire de la Belgique un « laboratoire » à la pointe de la lutte contre la désinformation.

Sur le sujet, les enquêtes citoyennes semblent avoir la cote. La Commission européenne, traumatisée par l’effet supposé des « fake news » sur le résultat du Brexit, avait, elle aussi, lancé une vaste consultation publique en ligne. Clôturée le 28 février dernier, elle devait alimenter la réflexion sur la position à adopter en la matière. La grande question étant : faut-il en quelque sorte d’« interdire » les fausses informations via un dispositif législatif ? On sait, depuis la semaine dernière, que l’Union européenne a finalement privilégié un arsenal de mesures tenant davantage du code de conduite et de l’autorégulation des géants du Web.

Les 28 devront à présent se positionner sur ces textes.

Une loi en Belgique ?

La Belgique va-t-elle s’aligner sur la France ou l’Allemagne, engagées dans des initiatives législatives ? Rien n’est moins sûr. Alexander De Croo ne cache pas son scepticisme : « Ce qui est important, c’est de trouver un juste milieu. Notre démocratie est fondée sur le libre cours laissé aux idées, aux réflexions, aux visions. On ne peut intervenir comme ça. Il faut éviter à tout prix que dans notre pays ou dans l’Union européenne, des mesures autoritaires soient prises, au risque de restreindre la liberté d’expression. » Cela tombe bien, Jean-Claude Marcourt (PS), ministre francophone en charge des Médias, a déjà répété qu’il était sur la même longueur d’ondes…

Pour rappel, selon le dernier sondage Eurobaromètre de février 2018, huit Européens sur dix considèrent les fake news comme un problème. Plus de la moitié des Belges déclarent qu’ils ne font pas ou peu confiance aux informations relayée par les médias sociaux.

Débat public

Comme la question, malgré tout, n’est pas simple, la position qu’adoptera la Belgique ne s’appuiera pas que sur les résultats de cette enquête publique. Un groupe d’experts, composé de professeurs d’université, de journalistes, du nord et du sud du pays, planchera d’ici l’été sur une série de questions. Comme celle-ci : « Comment, en 2018, les citoyens peuvent-ils faire la différence entre des sources d’information fiables et moins fiables ? » Ou encore : « Comment éviter que les algorithmes n’entravent la création d’un espace public sur internet ? »  

Vaste débat, auquel le public est d’ailleurs invité à participer, le 17 mai prochain à la gare de Bruxelles-Central. Avec, entre autres, autour de la table, Christian Van Thillo (CEO du Persgroep) et Béatrice Delvaux (éditorialiste en chef du Soir).

Dépénalisation de l’IVG: la majorité propose un débat élargi, l’opposition s’insurge

Coup de théâtre (tout est relatif) en commission Justice de la Chambre ce mercredi : le président, Philippe Goffin (MR), souhaite coupler les travaux ayant trait à la dépénalisation de l’avortement à un débat plus large qui portera sur la réforme du Code pénal… Cohérence ou manœuvre ? Le CD&V, la N-VA et le MR, soutiennent qu’il ne s’agit nullement d’une stratégie dilatoire de leur part, mais simplement d’ouvrir les discussions globalement sur les réformes du Code pénal envisagées (à ce stade, elles ne sont pas connues) par le ministre Koen Geens (CD&V).

L’opposition s’insurge

C’est cohérent, assure-t-on de ce côté. L’opposition (PS, Ecolo-Groen, Défi, PTB, SP.A), elle, s’insurge. Son analyse en substance : le MR suit le CD&V et la N-VA, qui ne veulent pas avancer sur l’IVG (surtout les chrétiens-démocrates, visiblement) et qui tentent dès lors de « noyer le poisson » dans un débat général dont le déroulement et l’issue sont incertains.

Le président de la commission assure pour sa part que les sujets (d’une part les propositions de loi sur la table relatives à l’IVG, de l’autre réforme du Code pénal) seront l’objet d’auditions d’experts et de débats distincts, et que l’on aboutira avant les vacances parlementaires de mi-juillet.

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Redouane Ahrouch, cofondateur du parti Islam, a été licencié par la Stib

Redouane Ahrouch, cofondateur du parti Islam, a été licencié par la Stib

L’un des fondateurs du parti Islam, Redouane Ahrouch, a été licencié ce mercredi matin par la Stib, indique la porte-parole de la société bruxelloise de transports Françoise Ledune, confirmant une information de la RTBF.

Début avril, Redouane Ahrouch, conseiller communal à Anderlecht et chauffeur de bus à la Stib, avait dévoilé le programme du parti qui prône l’établissement d’un État islamique en Belgique ainsi que l’instauration de la charia (loi islamique). Il s’était alors notamment montré favorable à la séparation des hommes et des femmes dans les transports en commun.

« Lors d’un entretien qui s’est déroulé ce mercredi matin, la direction a signifié son licenciement au motif que les propos qu’il a tenus sont en contradiction avec les valeurs de l’entreprise », a indiqué la porte-parole.

Selon la Stib, le fait que M. Ahrouch a été publiquement identifié comme chauffeur pouvait entraîner une confusion entre ses propos « qui lui appartiennent » et les valeurs de l’entreprise de transports qui l’employait.

Myriam Delmée (Setca): «Mestdagh rencontre les mêmes difficultés que Carrefour ou Delhaize»

©ALAIN DEWEZ
©ALAIN DEWEZ

Alors qu’elle sort à peine de la grève chez Lidl et qu’elle négocie encore le plan de restructuration chez Carrefour, Myriam Delmée, vice-présidente du Setca en charge du secteur de la distribution voit s’ouvrir un nouveau front, chez Mestdagh cette fois, avec l’annonce de la convocation d’un conseil d’entreprise extraordinaire consacré aux « difficultés rencontrées par l’entreprise ainsi que leurs éventuelles conséquences sur l’emploi ».

Faut-il craindre de nouvelles pertes d’emplois ?

Vu l’ordre du jour, ça me paraît clair qu’ils vont annoncer une restructuration. J’imagine qu’ils ne font pas ça pour cent emplois (NDLR, Mestdagh emploie 2.600 personnes dans ses services centraux et ses 51 magasins intégrés).

Quelles sont les « difficultés » dont parle Mestdagh et à quoi faut-il s’attendre comme annonces ?

C’est un supermarché classique, donc ils rencontrent les mêmes difficultés que Carrefour ou Delhaize peuvent rencontrer pour se différencier sur le marché. On verra lundi si on est dans un schéma de relance commerciale, ou s’ils utilisent les mêmes recettes que les autres.

C’est-à-dire ?

C’est-à-dire sacquer dans le personnel, et puis on attend de voir ce qui se passe. Mais si on est dans ce schéma-là, ce n’est pas bon. J’espère qu’ils ont autre chose que simplement une restructuration.

Les frères Mestdagh viennent de céder la direction opérationnelle du groupe à un nouveau patron…

Guillaume Beuscart avait lancé toute une série de choses sur le terrain. Notamment des études de consultance sur le redéploiement commercial, sur ce qui marche et ce qui ne marche pas dans l’organisation du travail. De prime abord, c’est plutôt une bonne nouvelle qu’on se pose des questions chez Mestdagh. On n’en attend pas moins d’un nouveau CEO. Qui est manifestement passé aux conclusions.

Mestdagh est-il entraîné dans la tempête Carrefour ?

Eric Mestdagh a toujours dit, quand il a racheté les 16 magasins Carrefour (NDLR, en 2010), qu’il voulait pouvoir se distancier de Carrefour et qu’il voulait pouvoir gérer ses magasins comme il l’entendait. Je ne connais pas la teneur de leur contrat. Mais ce que je peux constater sur le terrain, c’est qu’ils ne s’en sont pas distanciés ! C’est peut-être ça une partie du problème. Ils sont dans les mêmes publicités, dans les mêmes produits, ils dépendent de la même centrale d’achats. Mestdagh, c’est un « super-franchisé » Carrefour. Maintenant, j’imagine qu’ils ont une latitude suffisante pour faire des choses qui leur sont propres. Mestdagh a toujours eu une boucherie en service. C’est quelque chose sur lequel ils peuvent jouer pour attirer le client. C’est vrai qu’il y a des repositionnements à faire. Mais ce n’est pas parce qu’on se repositionne sur le marché et qu’on change son modèle commercial que ça doit se traduire par des licenciements.

Cette convocation est une surprise ?

Cela fait à peu près deux ans qu’on discute d’un nouveau modèle. On a fait des tests. On a parlé de redynamiser les magasins, de faire des transferts de personnel là où c’était nécessaire pour mieux coller aux normes de productivité. Pour autant, on n’était pas dans un schéma de restructuration. En termes d’organisation du travail, chez Mestdagh, c’est plutôt le foutoir, parce qu’on force les gens à faire un peu tout et n’importe quoi. Notre but, c’était de trouver une solution équilibrée : d’une part pour remettre les travailleurs dans un schéma logique de travail où ils savent ce qu’ils font, pourquoi ils le font, quelle est leur expertise et quelles sont leurs tâches quotidiennes ; et d’autre part pour avoir une nouvelle organisation du travail qui colle au nouveau schéma commercial qu’ils voulaient mettre en place. Tout ça devait donner ses fruits.

Est-ce que le vrai problème, ce n’est pas qu’il y a trop de supermarchés en Belgique ?

Je dis depuis un certain nombre d’années qu’à force de donner des autorisations pour ouvrir de nouveaux magasins, le marché est particulièrement saturé. Au bout d’un moment, ça devient du cannibalisme. Les gens ne peuvent pas dépenser plus qu’ils n’ont. D’autant plus avec des acteurs très agressifs, comme Action et autres, qui font du mal aux hypers et aux supermarchés sur tout ce qui est droguerie, hygiène, beauté… Ce sont des secteurs sur lesquels il y a des raz-de-marée de prix assez impressionnants. Les marges se compriment. Et les magasins avec du service, c’est-à-dire avec les coûts de personnel les plus importants, trinquent. J’ai pourtant l’impression que chaque chaîne peut être rentable si on arrête cette guerre des prix bête et méchante. Il faut savoir ce qu’on veut : des magasins rentables mais avec des conditions de travail acceptables pour le personnel, ou si on veut simplement faire du fric sur le dos des travailleurs et des consommateurs.

Une productrice de Netflix accuse Weinstein de viol et agressions répétés

Une productrice de Netflix accuse Weinstein de viol et agressions répétés

Une productrice de Netflix ayant assigné Harvey Weinstein en justice pour harcèlement sexuel a accusé le producteur déchu de l’avoir violée et agressée sexuellement et verbalement sur une période de cinq ans.

Alexandra Canosa, connue pour avoir travaillé sur la série Netflix « Marco Polo », avait porté plainte en décembre contre l’ex-magnat ainsi que contre la Weinstein Company et ses administrateurs, en réclamant 10 millions de dollars de dommages et intérêts.

Elle a amendé sa plainte lundi pour détailler ce dont elle accuse Harvey Weinstein, assurant qu’elle a été plusieurs fois violée par lui entre 2010 et 2015. Elle fait aussi état dans le texte d’agressions sexuelles et physiques au cours de la même période.

Alexandra Canosa avait déjà affirmé dans sa plainte que le producteur déchu l’avait « menacée » et lui avait « clairement signifié que si elle ne cédait pas à ses avances ou si elle révélait sa conduite, il y aurait des représailles, notamment l’humiliation, la perte de son emploi et l’impossibilité de travailler de nouveau dans le milieu du divertissement ».

Plus d’une centaine d’accusations

Harvey Weinstein est déjà accusé de harcèlement sexuel, d’agression sexuelle ou de viol par plus d’une centaine de femmes. Par le biais de ses représentants, il a nié toute accusation de relation sexuelle non consentie.

Lundi, l’actrice Ashley Judd, l’une des premières à avoir brisé le silence sur le producteur, a porté plainte contre Harvey Weinstein au tribunal de Los Angeles en l’accusant d’avoir ruiné sa carrière après qu’elle eut résisté à son harcèlement sexuel.

Lidl: tous les magasins sont ouverts mais l’approvisionnement en produits frais est encore perturbé

©Belga
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Chez Lidl, tous les supermarchés ont rouvert leurs portes ce mercredi matin. À cause de la grève qui a duré pendant plusieurs jours, tous les produits frais ne sont pas encore disponibles dans les rayons. Pour le réapprovisionnement, Lidl a besoin d’un jour supplémentaire, selon les informations du porte-parole. Jeudi, tout devrait être rentré dans l’ordre.

« Tous les magasins sont ouverts », explique Isabelle Colbrandt, porte-parole de Lidl. «  Il n’y a pas de problème pour la nourriture sèche. Nous fournissons également des aliments frais autant que possible, mais ce ne sera pas à 100 % pour aujourd’hui. les rayons sont tout de même bien fournis », prévient la porte-parole.

Les employés de Lidl étaient en grève depuis une semaine afin de montrer leur désapprobation de la trop lourde charge de travail. Ce n’est que mardi soir que la direction et les syndicats sont parvenus à un accord.

Affaire Dupont de Ligonnès: la thèse du suicide relancée par une enquête journalistique

Affaire Dupont de Ligonnès: la thèse du suicide relancée par une enquête journalistique

Sept ans après le quintuple meurtre près de Nantes en France, le journaliste Guy Hugnet sort un livre sur l’affaire Xavier Dupont de Ligonnès. Le père de famille, principal suspect du meurtre de sa femme et ses enfants, est toujours recherché par la police. Pourtant, selon Guy Hugnet, il se serait suicidé il y a déjà plusieurs années.

Selon le journaliste, XDDL aurait choisi de se donner la mort dans le Var, dernier endroit où il a été aperçu après avoir enterré ses proches sous la maison familiale. Cette hypothèse a d’ailleurs été celle privilégiée par la police dans les premiers mois de l’enquête. Des recherches avaient été menées à proximité de Roquebrune-sur-Argens et dans les anciennes mines de plomb du Pic Martin, mais aucun cadavre n’avait été retrouvé. « La police a fait des recherches dans la partie ouest. Je pense que Xavier Dupont de Ligonnès est parti plutôt au nord-ouest, au nord de Draguignan dans la région de Figanières – Châteaudouble », estime le journaliste, interviewé par France Bleu.

Un train Tournai-Bruxelles supprimé après l’agression d’un accompagnateur

Photo d’illustration ©Le Soir
Photo d’illustration ©Le Soir

Un accompagnateur de train a été agressé ce mercredi sur la ligne Tournai-Bruxelles, annonce RTL. Suite à cette agression, survenue vers 15h30, le train a dû être arrêté en gare de Leuze-en-Hainaut et la police est intervenue.

« La police a interpellé trois personnes. Ils devront expliquer leurs actes devant les agents et la justice. L’accompagnateur du train a demandé à arrêter son service et le train a été supprimé au-delà de Leuze-en-Hainaut », explique Thierry Ney, porte-parole de la SNCB, à nos confrères.

Pas de permis à points mais plus de contrôles sur les routes

Pas de permis à points mais plus de contrôles sur les routes

Le permis à points existe en Belgique depuis 1990. Virtuellement. En réalité, la loi ne sera jamais suivie de ses arrêtés d’application. Les ministres qui ont suivi le père du permis à point, feu Jean-Luc Dehaene (CD&V) n’ont jamais osé affronter la grogne des professionnels et le risque de prendre une décision impopulaire. Les choses ne vont pas changer de sitôt. A l’entame d’un débat à la Chambre, l’actuel ministre de la Mobilité, François Bellot (MR), a indiqué que le permis à point ne serait pas instauré sous cette législature. Il estime qu’il importe de se concentrer sur une intensification de la répression à l’encontre des récidivistes.

Peu efficace ?

Selon un rapport de l’institut Vias (ex-IBSR), la création de ce permis ne pourrait se faire avant 2021 et elle coûterait 5 millions pour la mise en place et un surcoût annuel d’un peu moins de 8 millions d’euros. Pour une efficacité moyenne, manifestement. Selon Vias, l’introduction du permis à points s’est accompagnée d’une diminution du nombre d’accidents sur les routes dans les pays qui l’ont décidée. Mais cette diminution fut seulement temporaire (environ un an) et peut-être davantage due à l’augmentation de la répression et à la communication faite autour du permis à points qu’au permis lui-même.

Par ailleurs, « la littérature indique que l’efficacité d’un système à points dépend de la probabilité (beaucoup) plus élevée d’être pris en infraction », relève Vias. Et de ce côté, la Belgique a manifestement beaucoup de progrès à faire. « En Belgique, il faut rouler en moyenne 68.000 kilomètres sous l’influence d’alcool avant d’être contrôlé. Pour le fait de téléphoner au volant, il faut compter 27.500 kilomètres et pour l’absence du port de la ceinture, 110.000 kilomètres ». La probabilité d’être pris pour excès de vitesse est plus importante que pour les autres comportements à risque, mais « seule une infraction est enregistrée par 2.000 kilomètres parcourus à une vitesse trop élevée. En pratique, cela signifie que le conducteur belge moyen se voit seulement infliger qu’une amende pour excès de vitesse tous les deux ans malgré le fait que l’on roulerait en Belgique, selon des estimations approximatives, 6,8 milliards de kilomètres en ignorant les limitations de vitesse ».

Augmenter les contrôles

Sceptique sur le permis à points, le rapport de Vias recommande en revanche « vivement d’augmenter de façon structurelle et durable les mesures de contrôles d’infractions majeures et d’au moins doubler à court terme la probabilité d’être pris en infraction ». Selon les chercheurs, ce doublement permettrait de réduire le nombre de victimes de la route liées à la consommation excessive d’alcool d’environ 10 %, les accidents mortels dus à l’absence du port de la ceinture d’environ 4 % et les accidents dus à la distraction d’environ 6 %. Doubler les contrôles de vitesse permettrait de réduire de 5 à 10 % le nombre des victimes de la route. Mais il faudrait « suffisamment de contrôles non annoncées et non relayés par les applications GPS sociales ».

« Nous avons choisi de sanctionner plus durement les récidivistes, plaide Bellot. Cette approche porte ses fruits ». L’ex-IBSR est nettement plus nuancé. « La probabilité d’être pris en infraction en Belgique est actuellement trop faible pour réduire les comportements à risques sur la route, note l’institut. De plus, le risque est statistiquement très faible de constater des faits à répétition et d’interpeller les récidivistes ». Moralité : le manque actuel de mesure de répression nuit à l’efficacité limitée de toutes les autres mesures contre la récidive. « En effet, la plupart des infractions et des cas de récidives ne sont pas enregistrés par la police. Une évaluation des mesures actuellement disponibles pour lutter contre la récidive est aussi très limitée en raison du manque de données concernant l’ampleur du groupe des récidivistes officiellement répertoriés et de leur profil ». L’augmentation des amendes en cas de récidive est aussi moyennement efficace : « l’évaluation actuelle indique que peu d’effets sont attendus des systèmes d’amendes progressives, vu la faible probabilité d’être pris en infraction ».

La Commission européenne demande un budget en hausse pour 2021-2027 malgré le Brexit

La Commission européenne demande un budget en hausse pour 2021-2027 malgré le Brexit

La Commission européenne entend surmonter l’écueil du Brexit en proposant un cadre financier européen «  ambitieux, mais réaliste » pour la période allant de 2021 à 2027. L’exécutif de l’UE a proposé mercredi un budget global de 1.279 milliards, soit 1,11 % du Revenu national Brut (RNB) cumulé des États membres. Des coupes « de 5 % environ » sont notamment proposées dans la Politique agricole commune (PAC), tandis que des moyens supplémentaires sont prévus pour la surveillance des frontières.

L’année 2021 sera la première durant laquelle les Britanniques ne contribueront plus au budget de l’UE. «  Le nouveau budget est une occasion de façonner notre avenir en tant qu’Union nouvelle, ambitieuse, à 27 États membres liés entre eux par la solidarité », a commenté le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

En tenant compte de l’inflation, la Commission propose 1.279 milliards d’euros en engagements financiers et 1.246 milliards d’euros en paiements. Elle suggère une réduction modérée du financement de la politique agricole commune (PAC) et de la politique de cohésion – de 5 % environ dans les deux cas – afin de tenir compte de la nouvelle réalité d’une Union à 27.

Des moyens supplémentaires sont par contre proposés pour la surveillance des frontières, la sécurité, la recherche et la numérisation.

« Restreindre l’accès aux fonds de l’UE » en cas de violation de l’Etat de droit

La Commission européenne a proposé de «  restreindre l’accès aux fonds de l’UE » en cas de violation de l’Etat de droit dans son projet de budget pour la période 2021-2027, une initiative sans précédent.

«  Nous proposons un nouveau mécanisme qui permettra de protéger le budget en fonction des risques liés aux déficiences de l’État de droit. Il s’agit d’un mécanisme d’application générale, car il ne vise pas des États membres en particulier », a expliqué le président de l’exécutif bruxellois, Jean-Claude Juncker, devant le Parlement européen.

La numérisation, la recherche et le développement, verraient aussi leurs budgets augmenter, de même que le programme d’échange estudiantin Erasmus +, ou le corps européen de solidarité pour les Jeunes, qui voient leurs budgets doubler. Le Parlement avait toutefois réclamé de les tripler.

Le budget pluriannuel nécessite un accord unanime des États membres et le feu vert du Parlement européen. Jean-Claude Juncker espère pouvoir boucler les négociations avant les élections européennes, un délai jugé extrêmement serré vu la sensibilité des débats.

Pierre-Yves Jeholet propose de réduire l’obligation scolaire à 16 ans

©Sylvain Piraux / Le Soir
©Sylvain Piraux / Le Soir

Le ministre wallon de l’Emploi Pierre-Yves Jeholet suggère de réduire l’obligation scolaire à 16 ans parmi les pistes pour moderniser la formation chez les jeunes et arriver au plein-emploi en Wallonie d’ici 2025 qu’il évoque dans un entretien accordé à L’Echo mercredi.

«  Si on veut lutter contre l’échec et le décrochage scolaire, l’obligation scolaire doit commencer chez l’enfant beaucoup plus tôt. Mais il faut aussi réduire l’obligation scolaire à 16 ans », estime le ministre libéral. «  Pourquoi maintenir dans un système jusqu’à 18 ans des jeunes qui ont peut-être envie de se former à un métier mais pas dans un dispositif scolaire ? Pour toute une série de publics, c’est dans l’entreprise qu’on arrivera à les former », poursuit M. Jeholet.

Simplification du Plan Formation-Insertion

Il annonce aussi une simplification du dispositif Plan Formation-Insertion (PFI). «  Il doit reposer sur le principe de confiance. Les délais seront plus courts pour les demandes de formation des entreprises. De 30 jours actuellement, on va passer à 5 jours pour donner une réponse à l’entreprise. Il y aura moins de contrôles tatillons du Forem chaque jour pour voir si la formation se passe bien », avance le ministre wallon.

Il évoque aussi la régionalisation de l’enseignement. «  Commençons par l’enseignement technique et professionnel. Il serait normal que la Région wallonne, qui a l’emploi et la formation dans ses compétences, ait l’enseignement technique et professionnel. La Région est prête à prendre ses responsabilités mais on veut aussi arrêter d’être la vache à lait de la Fédération Wallonie-Bruxelles. »

Chacun pourra bientôt proposer ses propres lois (vidéo)

©Belga
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Celui qui recueille 25.000 signatures pour sa pétition pourra bientôt mettre un projet de loi à l’ordre du jour du Parlement fédéral. C’est ce qu’écrivent ce mercredi matin les journaux De Morgen et Het Laatste Nieuws. La réforme du droit de pétition est votée aujourd’hui, au Parlement.

Les citoyens pouvaient déjà soumettre des pétitions, mais pour cela ils ne reçoivent qu’une note de remerciement. Si le parlement approuve la proposition législative du député Groen, Kristof Calvo, cela devrait changer. Le droit de pétition est alors remplacé par une participation citoyenne totale : si au moins 14.500 Flamands, 2.500 Bruxellois et 8.000 Wallons signent ensemble une pétition, ils peuvent mettre un thème politique à l’ordre du jour et ajouter une proposition de modification législative.

La commission parlementaire chargée des pétitions se prononce ensuite sur la recevabilité. Seules les questions qui contiennent une question spécifique sur une question fédérale et qui sont conformes aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales seront examinées. L’auteur est ensuite entendu au sein de la commission parlementaire compétente.

Un Parlement plus « citoyen »

Toute personne âgée de seize ans et plus peut signer une telle pétition, ce qui devrait promouvoir la participation des jeunes à la vie politique. « Nous travaillons sur un site web pour soumettre les propositions numériquement et signer électroniquement avec une eID », explique Kristof Calvo.

« Que le parlement devienne plus citoyen, c’est essentiel pour moi », appuie M. Calvo. « On a beaucoup parlé d’innovation politique. C’est ça. Un nouveau monde s’ouvre pour nous, ainsi que pour les politiciens, la société civile et le citoyen individuel. »

La réforme sera soutenue par des députés N-VA, PS, MR, CD&V et CDH. L’approbation par le comité spécial des règlements et de la réforme des activités parlementaires est une formalité.

The Crown: l’actrice principale Claire Foy, moins bien payée que son partenaire, va recevoir 230 000 euros de compensation

©Reuters
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L’actrice Claire Foy, qui interprète la reine Elisabeth dans la série The Crown, diffusée sur Netflix, va recevoir 230 000 euros pour rattraper le salaire de son partenaire, selon une information du Daily Mail.

Matt Smith, qui joue le prince Philippe aurait touché 10 000 livres (soit 11 000 euros) de plus par épisode que l’actrice pendant les deux premières saisons. Cette révélation avait provoqué une polémique en mars dernier. La société de production, Left Bank Pictures, s’était alors justifiée en mettant en avant la plus grande notoriété de l’acteur qui avait incarné le célèbre Doctor Who entre 2010 et 2013.

Left Bank Pictures avait finalement dû présenter ses excuses. Suzanne Mackie, l’une des productrices de la série avait affirmé qu’«  à partir de maintenant, personne ne sera mieux payé que la reine  ». Une nouvelle qui arrive un peu tard pour Claire Foy, qui sera remplacée par Olivia Colman, pour jouer une reine Elizabeth plus âgée dans la troisième saison.

Les anciens membres de la N-VA, Hendrik Vuye et Veerle Wouters, fondent un nouveau parti

©Belga
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Les anciens membres de la N-VA Hendrik Vuye et Veerle Wouters fondent un nouveau parti. Ils en font l’annonce en marge de la publication d’un nouveau livre « Vlaanderen Voltooid. Met of zonder Brussel ? » (« La Flandre achevée. Avec ou sans Bruxelles ? »), dans une interview accordée à Het Belang van Limburg.

«  Nous voulons désormais rédiger nous-mêmes notre programme. Ensuite nous souhaitons trouver des gens qui veulent se lancer dans l’aventure avec nous. Nous voulons à nouveau nous présenter en 2019, mais nous ne voulons pas nous lancer à du 200km/h dans le mur », affirme le député indépendant Hendrik Vuye. Le nouveau parti à l’ambition de se concentrer sur des aspects sociaux en plus du nationalisme flamand, précise-t-il.

« Le nationalisme flamand uniquement à droite »

«  Le problème c’est que le nationalisme flamand se situe uniquement à droite », explique Veerle Wouters. «  J’ai grandi avec l’ancienne Volksunie. C’est autre chose que la N-VA d’aujourd’hui. Nous avons toujours mis en garde que le parti allait trop à droite, devenait trop radical. Je suis contente de l’avoir quitté. Je n’aurais pas pu vivre avec bon nombre de choses qui se passent désormais à la N-VA », souligne la députée.

Dans leur livre, les deux parlementaires proposent un modèle pour l’avenir de Bruxelles. «  Nous voulons renforcer le lien entre la Flandre et Bruxelles. Aux francophones, nous n’imposons rien. Le modèle est asymétrique. Ils pourront décider comment ils s’organisent. Côté flamand, nous proposons qu’au moins un des ministres néerlandophones du gouvernement bruxellois fasse aussi partie du gouvernement flamand. Ce n’est pas incompatible », expliquent-ils dans une interview accordée à La Libre Belgique.

Une association française met en cause des nanoparticules de métal dans le Levothyrox

Une association française met en cause des nanoparticules de métal dans le Levothyrox

Présentes dans la nouvelle formule controversée de ce médicament, ces nanoparticules n’étaient pas dans l’ancienne, a affirmé un médecin qui a mené des analyses au profit de l’Association française des malades de la thyroide (AFMT), Jacques Guillet. « On met en évidence des nanoparticules avec des alliages fer-chrome, chrome-nickel, fer-chrome-silicium, ferrochrome-aluminium, alors que dans l’ancienne formule il y avait seulement quelques débris d’acier », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Paris.

Ce spécialiste de médecine nucléaire a précisé avoir passé sous son microscope et à la spectrométrie « plusieurs dizaines de comprimés » de Levothyrox nouvelle formule et ancienne formule (aujourd’hui appelée Euthyrox).

Vague d’effets secondaires

Pour des raisons toujours inconnues, le changement de formule en 2017 du Levothyrox, traitement contre l’hypothyroïdie, a provoqué une vague d’effets secondaires (fatigue, maux de tête, insomnie, vertiges, douleurs articulaires et musculaires et chute de cheveux).

Selon les autorités sanitaires, un demi-million de malades en France, sur quelque trois millions, avaient abandonné ce médicament fin 2017. Environ 1.200 d’entre eux ont porté plainte contre le fabricant, Merck, qui a rejeté toute faute. « Qu’il s’agisse de l’ancienne comme la nouvelle formule, nous rappelons que l’analyse de l’ensemble des métaux lourds a été réalisée conformément à la réglementation en vigueur, et nous réaffirmons que tous ces contrôles se sont révélés conformes aux spécifications », a souligné le groupe dans un communiqué.

L’avocate de l’AFMT a annoncé qu’elle transmettrait ces analyses à la juge d’instruction de Marseille enquêtant sur des faits de tromperie aggravée, blessure involontaire et mise en danger d’autrui.

Ligue des champions: le Real Madrid se qualifie pour une troisième finale d’affilée

Le Real Madrid a souffert face au Bayern mais s’est finalement qualifié pour la 16e finale de Ligue des Champions/Coupe des clubs champions de son histoire, la 3e consécutive, mardi au terme de la demi-finale retour terminée sur un score de parité 2-2 à Madrid. Vainqueurs 1-2 en Bavière à l’aller, les Espagnols ont pu compter sur un doublé de Karim Benzema (11e, 46e) pour annuler la domination allemande en partie concrétisée par Kimmich (3e) et James Rodriguez (63e).

Comme lors du quart de finale retour face à la Juventus, le Real s’est fait surprendre très tôt, après 2 : 45 très exactement, sur une phase brouillonne ponctuée par une reprise du droit de Kimmich (3e). Le Real n’a pas paniqué et mis le pied sur le ballon pour ralentir la fougue bavaroise. Mieux, il a égalisé grâce à un coup de tête de Benzema, complètement oublié par Alaba au deuxième poteau au moment de réceptionner un centre de Marcelo (11e).

Avant la pause, la domination territoriale est repassée nettement du côté du Bayern mais les occasions, elles, ont fusé de part et d’autre. On retiendra notamment la tentative de Marcelo (29e) pour les Madrilènes et une énorme double occasion Lewandowski-Rodriguez pour les Munichois (38e).

Bien en jambes en première période, le Bayern a débuté la deuxième mi-temps de manière catastrophique. Une passe en retrait de Tolisso pour Ulreich surprenait le portier allemand qui glissait et dressait le tapis rouge pour le doublé de Benzema (46e). Une erreur qui se révélera fatale au décompte final.

Après un arrêt étourdissant de Navas (51e), le Real a eu plusieurs occasions de tuer le match mais une énorme erreur de Ronaldo (54e) a notamment laissé le Bayern dans la partie. Les hommes de Jupp Heynckes ont accepté ce cadeau et fait 2-2 dans la foulée sur une frappe de James Rodriguez entre les jambes de Navas (63e).

Un but qui a lancé le forcing du Bayern dont les nombreuses occasions sont symbolisées par un arrêt splendide de Navas sur un essai Tolisso (74e).

Les dernières tentatives désespérées des Allemands ne donneront rien. Comme la saison dernière en quart de finale, le Bayern est éliminé, de peu, par le Real Madrid, désormais en quête d’un 13e sacre en Ligue des Champions. L’autre finaliste sera connu mercredi après le match retour d’AS Roma – Liverpool. Les Anglais avaient dominé le match aller 5-2.

Muet lors de cette double confrontation, Cristiano Ronaldo est tout de même parvenu à s’offrir un record en dépassant Xavi et en devenant, avec 152 matches, le joueur de champ à avoir disputé le plus de rencontres en Ligue des Champions. Seul le gardien de but Casillas a fait mieux en ayant disputé 167 rencontres de C1.

Donald Trump a dicté son rapport de santé à son ancien médecin

©EPA
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Donald Trump a rédigé lui-même en décembre 2015 une lettre décrivant son excellente santé, selon l’ex-médecin du président. «  Il m’a dicté toute la lettre. Ce n’est pas moi qui l’ai rédigée », a déclaré Harold Bornstein sur CNN mardi.

La lettre, publiée à l’époque par son équipe de campagne, faisait notamment état de «  l’extraordinaire forme physique » du milliardaire. «  S’il est élu, je peux affirmer sans aucun doute qu’il s’agira du président le plus sain jamais élu à la présidence », déclarait encore le médecin dans le texte.

Selon Harold Bornstein, Donald Trump avait dicté cette lettre alors que le médecin et son épouse conduisaient dans Central Park. «  Il (Trump) a dicté la lettre et je lui ai dit ce qui pouvait y figurer ou non », précise-t-il. «  Ensuite ils sont venus récupérer la lettre. »

Trois proches de Trump ont débarqué dans son cabinet

L’ex-médecin new-yorkais du président a également dit dans un entretien diffusé mardi par la chaîne NBC qu’en février 2017, quelques jours après avoir dit au New York Times que M. Trump prenait des médicaments pour favoriser la repousse des cheveux, trois proches du milliardaire avaient débarqué à son cabinet et s’étaient emparés de tous les dossiers concernant le président.

Ce qui s’est passé est « une procédure normale », a rétorqué la porte-parole de la présidence Sarah Sanders, lors d’un point de presse. «  Ces dossiers étaient en train d’être transférés vers l’unité médicale de la Maison Blanche », a-t-elle affirmé.

Acier: Juncker exige «le retrait pur et simple» des taxes américaines

Acier: Juncker exige «le retrait pur et simple» des taxes américaines

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a réclamé mercredi « le retrait pur et simple » des droits de douane américains sur l’acier et l’aluminium, pour lesquels l’UE vient d’obtenir une exemption provisoire de la part de Washington.

« Nous considérons que les mesures américaines ne sauraient être justifiées sur la base de considérations relatives à la sécurité nationale. Elles n’ont pas lieu d’être entre alliés et nous demandons dès lors le retrait pur et simple », a-t-il déclaré au cours d’un discours sur le futur budget européen, raillant « l’exemption généreusement accordée par le président des États-Unis ».

La Maison Blanche a annoncé lundi qu’elle consentait à prolonger jusqu’au 1er juin un sursis accordé à l’UE, mais aussi au Mexique et au Canada, censé s’achever le 1er mai, concernant ces taxes de 25 % sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium. Elle a souligné qu’elle resterait « focalisée » sur la préservation de la sécurité nationale des États-Unis lors de discussions appelées à se poursuivre.

« Nous allons poursuivre nos négociations avec les États-Unis mais nous refusons de négocier sous la menace », a nuancé mercredi M. Juncker. « Je voudrais réitérer ici l’appel à rendre cette exemption inconditionnelle et permanente », a-t-il insisté.

Les Européens ont fraîchement accueilli mardi cette nouvelle exemption provisoire, jugeant que la décision américaine prolongeait « l’incertitude du marché ».

Affaire Taquin/Massin: le PS condamne des propos «intolérables», mais ne sanctionne pas

Affaire Taquin/Massin: le PS condamne des propos «intolérables», mais ne sanctionne pas

Elio Di Rupo, le président du PS, s’est exprimé sur les insultes proférées par Eric Massin, membre du PS, à l’encontre de la bourgmestre MR de Courcelles, Caroline Taquin.

Eric Massin avait traité Caroline Taquin de « salope » mardi lors de son discours du 1er mai, il s’est excusé mercredi.

Elio di Rupo a condamné dans la foulée ces insultes, mais ne souhaite pas sanctionner Eric Massin. « Les propos tenus par Eric Massin à l’égard de la bourgmestre de Courcelles sont totalement inacceptables et intolérables. Au PS, nous avons pour principe de combattre les idées, jamais d’attaquer les personnes Monsieur Massin s’est excusé : il a présenté ses excuses à la personne concernée. Il les a présentées également à toute personne qui se serait sentie offensée par ses propos. J’en prends note. Dont acte. », a-t-il déclaré.

La pollution tue 7 millions de personnes par an, selon l’OMS

Plus de 90 % de la population mondiale respire un air ambiant pollué, a averti mercredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui estime que la pollution est responsable de sept millions de morts chaque année.

Les conclusions de l’OMS s’appuient sur la qualité de l’air observée dans plus de 4.300 villes dans 108 pays (soit 1.000 villes de plus que lors du dernier rapport).

« Au cours des 6 dernières années, les niveaux de pollution de l’air ambiant sont restés élevés et plus ou moins stables, avec des concentrations en baisse dans certaines régions d’Europe et des Amériques », relève l’OMS dans un communiqué. « 9 personnes sur 10 respirent de l’air contenant des niveaux élevés de polluants », pointe l’agence de l’ONU, un chiffre inchangé depuis la publication du dernier rapport de l’OMS à ce sujet il y a deux ans.

Selon le rapport, plus de 90 % des décès liés à la pollution se produisent dans les pays à revenus faibles ou moyens, principalement en Asie et en Afrique. « La pollution de l’air nous menace tous, mais ce sont les personnes les plus pauvres et les plus marginalisées qui portent le poids du fardeau », a déclaré le directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, cité dans un communiqué.

Les statistiques montrent également que les lieux où les niveaux de pollution de l’air ambiant sont les plus élevés se trouvent au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Asie du Sud-Est, avec des moyennes annuelles de pollution qui dépassent souvent plus de 5 fois les limites fixées par l’OMS. Ce sont ensuite les villes à revenu faible ou intermédiaire d’Afrique et du Pacifique occidental qui sont les plus concernées.

AVC, problèmes cardiaques et cancers

LEs décès sont provoqués par l’exposition aux particules fines qui pénètrent profondément dans les poumons et dans le système cardiovasculaire, ce qui cause des affections comme les accidents vasculaires cérébraux, les problèmes cardiaques et le cancer du poumon.

L’activité humaine ne constitue pas la seule source de pollution de l’air. Les tempêtes de sable, en particulier dans les régions situées à proximité d’un désert, ont aussi une influence sur la qualité de l’air, selon l’OMS.

Après ses propos «inappropriés», Eric Massin démissionne de la présidence de la Fédération socialiste de Charleroi

Après ses propos «inappropriés», Eric Massin démissionne de la présidence de la Fédération socialiste de Charleroi

Ses excuses n’auront pas suffi. Eric Massin qui avait traité Caroline Taquin de « salope » mardi lors de son discours du 1er mai, a fini par démissionner.

« Dès hier, j’ai mesuré mon erreur, admis que j’avais choqué et présenté mes excuses en ce compris auprès de la principale intéressée. Aujourd’hui je constate que ces excuses publiques ne suffisent pas. », déclare le député dans un communiqué. « Celles et ceux qui me connaissent, savent à quel point les valeurs d’égalité sont celles que je défends au quotidien dans mon action. Il en est de même de mon parti qui a toujours été à la pointe des combats en matière d’égalité. En veillant à l’intérêt de ce dernier et pour apaiser la situation, je prends la décision personnelle de démissionner de la présidence de la Fédération socialiste de Charleroi. », poursuit-il.

Il espère par cette décision « ramener de la sérénité à six mois des élections. »

La présidence de la Fédération sera assurée par les deux vice-Présidentes, Florence Demacq et Babette Jandrain.

Colruyt «très heureux» de l’accord conclu avec Nestlé

Colruyt «très heureux» de l’accord conclu avec Nestlé

La direction de Colruyt a réagi mercredi avec satisfaction quant à l’accord conclu avec Nestlé. L’enseigne précise que le boycott des produits du géant agroalimentaire suisse est de l’histoire ancienne et que toutes ses marchandises seront à nouveau bientôt disponibles dans ses rayons. En février dernier, Colruyt avait retiré de ses rayons 18 produits Nestlé en raison d’un conflit sur les prix.

« Nous sommes heureux d’avoir trouvé une solution », explique la porte-parole Hanne Poppe, qui ne donne pas plus de précisions sur le contenu du compromis.

Les produits Nestlé se retrouveront prochainement une nouvelle fois dans les rayons de Colruyt, ajoute-t-elle. « Il est vrai que nous n’avons plus commandé certaines références. Le processus doit maintenant redémarrer, aussi bien chez Nestlé que chez nous, ce qui prendra un peu de temps. »

Nestlé a annoncé mercredi qu’un « compromis équilibré » avait été signé avec le groupe d’achat Agecore, qui regroupe six détaillants européens : Edeka (Allemagne), Coop (Suisse), Intermarché (France), Colruyt (Belgique), Conad (Italie) et Eroski (Espagne). Le litige concernait les prix pratiqués par l’entreprise basée à Vevey.

De Croo interroge les citoyens à propos des «fake news»

De Croo interroge les citoyens à propos des «fake news»

Le ministre de l’Agenda numérique, Alexander De Croo, a lancé une enquête auprès des citoyens et mis sur pied un groupe d’experts afin d’aboutir à des recommandations pour lutter contre la désinformation et les fausses nouvelles (fake news). Un site internet sera également ouvert à l’adresse www.stopfakenews.be.

« Pourquoi cette initiative ? Parce qu’une presse libre, critique et plurielle est essentielle dans une société qui fonctionne bien. Si ce n’est pas le cas, le bon fonctionnement de notre démocratie est en danger. Nous l’avons vu ces dernières années avec la façon dont les élections ont été influencées dans certains pays. Il nous faut donc trouver un équilibre entre la protection de la liberté d’expression et des mesures contre la désinformation », a expliqué M. De Croo lors d’une conférence de presse.

Les recommandations sont attendues pour le 25 juin. D’ici là, un débat aura lieu le 17 mai à BeCentral, le campus numérique de la Gare centrale à Bruxelles.

Pollution automobile: 17 Etats américains portent plainte contre l’administration Trump

©AFP
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Dix-sept Etats américains et la capitale fédérale ont porté plainte mardi contre l’administration Trump pour pouvoir conserver leurs plafonds imposés aux émissions polluantes des automobiles, que le gouvernement fédéral veut assouplir de force.

«  La Californie mène une coalition de 18 Etats pour poursuivre l’Agence fédérale de protection de l’environnement (EPA) afin de préserver les normes automobiles nationales d’émissions (polluantes) dans l’air », a indiqué Jerry Brown, gouverneur de Californie, dans un communiqué.

Le grand Etat de l’ouest des Etats-Unis, le plus peuplé du pays, avait porté plainte contre l’EPA en solo début avril. Il a désormais élargi le périmètre de sa procédure judiciaire à 16 autres Etats (New York, Connecticut, Delaware, Illinois, Iowa, Maine, Maryland, Massachusetts, Minnesota, New Jersey, Oregon, etc) et à la capitale fédérale Washington.

«  Cette plainte représente 140 millions de gens (et 43 % du marché auto américain) qui veulent tout simplement des voitures plus propres et plus efficaces », a commenté M. Brown.

« Les enjeux sont si élevés »

«  Ca suffit, nous ne cherchons pas la bagarre avec l’administration Trump mais quand les enjeux sont si élevés pour la santé de nos familles et pour notre prospérité, nous avons la responsabilité de faire ce qu’il faut pour nous défendre », a renchéri le ministre californien de la Justice Xavier Becerra.

Donald Trump s’est engagé à démanteler la majeure partie du « plan climat » établi par son prédécesseur démocrate. Le magnat de l’immobilier a également choisi de retirer les Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat, estimant qu’il nuit aux intérêts économiques américains.

Plus de 80% des radars placés en Flandre sont opérationnels en permanence

Plus de 80% des radars placés en Flandre sont opérationnels en permanence

Quelque 1.400 radars sont installés le long des routes et autoroutes en Flandre. Selon l’agence régionale Wegen en Verkeer, 84% d’entre eux sont opérationnels en permanence. Il y a cinq ans, seuls 69% des radars fonctionnaient en permanence.

Le taux de 100% est impossible à atteindre, en raison d’incidents tels que des travaux routiers, du vandalisme ou un problème technique.

76,5% des radars sont installés sur les routes gérées par la Région et contrôlent à la fois la vitesse et le respect des feux de signalisation.

Près des deux tiers des Français «déçus» après un an de présidence Macron

d-20180414-3LMX8F 2018-04-13 15:08:20

Par AFP

France ,

Massin insulte une bourgmestre MR: «On a dépassé les limites de la décence», dit Borsus

©Dominique Duchesnes / Le Soir
©Dominique Duchesnes / Le Soir

A la question de savoir si la guerre est déclarée avec le PS, le ministre-président wallon explique, sur les ondes de la RTBF, que ce sont « des termes excessifs ». Willy Borsus (MR) estime que nous sommes toujours en pleine législature, même si les élections locales se profilent ainsi que les fédérales, régionales et européennes. « Soyons simplement factuels. Regardons le résultat des réformes, que ce soit au niveau fédéral avec la création d’un très, très grand nombre d’emploi, la relance, la diminution de la dette. Mais regardons aussi les réformes au niveau wallon ».

En matière de gouvernance, rappelons-le, 600 fonctions d’administrateurs ont été supprimées. « Nous avons décidé d’une réforme fiscale, lancé le plan wallon d’investissements, donc au lieu de rester dans la caricature, dans un certain nombre de propos du passé, soyons concrets, positifs et ayons l’intelligence collective de dépasser des clivages qui ont trop longtemps duré », explique le ministre-président MR.

Une bourgmestre MR insultée par Eric Massin (PS)

Ce mardi 1er mai, le président du PS de Charleroi Eric Massin, s’est emporté lors de son discours. Le socialiste a tenu des propos insultants vis-à-vis de Caroline Taquin, la bourgmestre libérale de Courcelles, traitant celle-ci de « salope ».

Après la vive réaction de Denis Ducarme, président du MR en province du Hainaut, qui a exigé mardi soir des excuses publiques de la part d’Eric Massin, Willy Borsus a également réagi. « Évitons les propos prononcés par Eric Massin, des propos vraiment injurieux à destination d’une bourgmestre, qui donnent un ton de campagne vraiment intolérable. Je n’ai pas entendu à ce stade un seul mot de démenti ou un seul rappel à l’ordre, ni de Paul Magnette, ni d’Elio Di Rupo. Je pense qu’on dépasse les limites de la décence. »

« J’en appelle à un travail constructif, à dépasser les positionnements du passé et surtout à regarder les résultats tels qu’ils sont. C’est ce que la population attend de nous, je pense, en termes de communication et de campagne », a continué Willy Borsus.

Le chômage baisse mais reste important en Wallonie

En ce qui concerne la baisse du chômage en Wallonie, le ministre-président wallon explique revenir de « très, très loin ». « Après 30 ans de participation socialiste au gouvernement, nous avons, en 2017, un taux de pauvreté qui touche une personne sur quatre au niveau wallon et un taux de chômage qui dépasse les 13 %. A ces gens-là, on dit : réforme, relance, nouvelle solidarité notamment avec le plan de lutte contre la pauvreté mais aussi, activation d’un certain nombre de mécanismes pour ramener les gens vers le marché du travail.  »

Willy Borsus a la conviction que les choses bougent et que la confiance de la population est de retour. « J’ai l’impression qu’on peut, en quelques mois à peine, en quelques années maximum, ramener la Wallonie à un niveau qui peut se rapprocher des autres régions. Les gens ont maintenant la conviction que c’est possible et que les réformes que nous avons déjà mises en œuvre, ainsi que celles qui arrivent vont permettre rapidement à la Wallonie d’aller de l’avant. C’est le constat et aussi le contrat qui est le mien. »

Ce que les syndicats ont obtenu chez Lidl

Une centaine de magasins Lidl étaient encore en grève lundi dernier.
Une centaine de magasins Lidl étaient encore en grève lundi dernier. - Photo News

Les piquets de grève bloquant les dépôts Lidl ont été levés mardi soir. Quant à la centaine de magasins (sur 302) qui étaient en grève, ils rouvrent leurs portes ce mercredi. Un accord est en effet intervenu entre direction et syndicats ce mardi soir en réunion de conciliation. L’octroi de 42 heures supplémentaires par magasin et par semaine que la direction avait accepté d’accorder afin de diminuer la charge de travail ne sera plus limité à une période de six mois comme l’exigeait le Setca. La direction a accepté d’abandonner la deadline. Cette bouffée d’oxygène sera maintenue aussi longtemps qu’il faudra aux partenaires sociaux pour conclure une nouvelle convention collective de travail qui apportera des solutions structurelles aux problèmes de la surcharge de travail. Les parties se sont néanmoins engagées à conclure cette nouvelle convention « dans les plus brefs délais ». La première réunion est prévue pour le 15 mai.

Les partenaires sociaux ont également balisé les futures négociations, en fixant une liste de points qui devront être abordés. On retrouve dans cette liste l’encadrement de la flexibilité, la diminution de la charge de travail, la stabilité des horaires, l’encadrement du travail étudiant, le bien-être des collaborateurs, l’augmentation des contrats horaires pour les travailleurs à temps partiel et la simplification des tâches. Les discussions aborderont aussi l’élargissement de l’équipe volante, qui est composée d’une septantaine de personnes aptes à remplacer des travailleurs absents. Un nombre insuffisant aux yeux des syndicats. Selon le Setca, un groupe de travail va aussi être constitué pour analyser les conséquences de l’évolution du modèle de Lidl en matière de charge de travail et de modification des métiers. Lidl s’est en effet éloigné ces dernières années du modèle du hard discount en introduisant les produits frais, les grandes marques. Il ressemble de plus en plus à un supermarché comme les autres mais l’organisation, elle, n’a pas forcément suivi cette évolution.

Du côté du Setca, l’heure est à la satisfaction. « On a obtenu ce qu’on demandait depuis le début, à savoir le temps nécessaire pour pouvoir négocier un accord sur la diminution de la charge de travail en magasin, réagit Myriam Delmée, vice-présidente en charge du secteur de la distribution. Je ne peux être que satisfaite. C’est une belle victoire, un magnifique Premier mai ». Elle reconnaît néanmoins qu’il ne s’agit que d’une première étape. « On veut rapidement entamer les négociations sur le fond. Les 42 heures supplémentaires, ce n’est qu’une mesure d’urgence. Nous avons bien d’autres revendications. Encadrer la flexibilité, c’est large ».

Romuald Geury, secrétaire permanent CNE, qualifie l’accord obtenu de « bon accord ». « La direction voulait une clause garantissant la paix sociale. On a dit qu’on allait la restaurer. Cet accord est une base et on va voir maintenant si chaque partenaire peut faire confiance à l’autre ».

Si tous les magasins seront ouverts ce mercredi, il faut néanmoins s’attendre à quelques marchandises manquantes dans les rayons de certains d’entre eux. La grève dure depuis près d’une semaine dans une centaine de magasins. Les cinq dépôts du groupe ont été bloqués jusqu’à mardi. Cela va laisser des traces. Il faudra un certain temps avant que la situation ne revienne à la normale. «  Tout sera fait pour que les magasins soient opérationnels le plus vite possible », assure Julien Wathieu, porte-parole de Lidl Belgique.

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GrèveRelations du travail

Dépénalisation de l’IVG: les auditions se profilent en commission Justice de la Chambre

La commission Justice de la Chambre se réunit ce mercredi et a mis à l’agenda une série de propositions de loi défendues par différentes formations politiques, à commencer par celles ayant trait au retrait de l’IVG du Code pénal. Celles-ci sont portées par les socialistes, écologistes, libéraux flamands, Défi et le PTB.

Le président de la Chambre, Philippe Goffin (MR), a clôturé le débat peu avant midi. Il demande que pour ce vendredi « chaque groupe remette une liste de noms ». La semaine prochaine, « nous fixerons le calendrier des auditions, puis nous pourrons aussi discuter du Code pénal ».

Le débat a fait rage

Depuis que la commission a débuté, le débat sur l’IVG a fait rage. Le PTB a commencé par flinguer les autres partis. « Il me semblait que le CDH/PSC avait changé de nom, que le MR était prompt à défendre la laïcité, surtout quand on parle d’immigration », selon notre journaliste sur place.

Le SP.A a pour sa part rappelé qu’une enquête de la VUB a montré que 75 % des Belges estiment que l’IVG n’est pas un délit. « Cette loi n’est plus de notre temps. »

Olivier Maingain (Défi) a demandé que chaque groupe se positionne. « Que ceux qui ont l’intention de faire traîner le disent, sortons de l’hypocrisie et des jeux de cache-cache  ». Le président de Défi a demandé un vote avant le 21 juillet.

Le PS propose de scinder les discussions

Le groupe PS a proposé de scinder les discussions pour accélérer les travaux. Le retrait du Code pénal se discuterait en commission Justice et la réflexion sur les conditions d’accès se passerait en commission Santé.

Le président de la commission Justice, Philippe Goffin (MR) propose d’intégrer le débat sur l’IVG à la grande réforme du Code pénal. Pour Karine Lalieux (PS), c’est une façon de « noyer le poisson dans un nouveau pot-pourri du Code pénal  » et de redonner la main au gouvernement.

Mais pour Laurette Onkelinx (PS), associer le débat sur l’IVG à cette réforme du Code pénal (« dont on ne sait rien, qui est discutée hors parlement ») risque de donner lieu à un « grand chantage, un marchandage ». « Le débat sur la dépénalisation mérite mieux que ça », a estimé la présidente du PS à Bruxelles.

Marco Van Hees (PTB) estime que « la teneur de notre propos est de dire que l’IVG n’a rien à faire dans le Code pénal, donc il n’a rien à faire dans une discussion sur la réforme du Code pénal ».

La député socialiste s’énerve, « on connaît les manœuvres, la N-VA va s’en servir pour ses marchandages. Ras le bol ! En ce sens, je pense que votre proposition, M. le président, n’est pas respectueuse de la démocratie ».

Les parlementaires MR sondés

Le Soir a sondé les 20 parlementaires MR sur la question. Quinze d’entre eux se disent prêts à voter la dépénalisation, quatre se détermineront le moment venu, un seul, enfin, dira non à la réforme.

Le sujet met la majorité fédérale sous tension. Une majorité dite alternative existe en théorie, qui pourrait se prononcer en faveur du retrait de l’IVG du Code pénal. Mais le CD&V fait de la résistance et la N-VA joue elle aussi la carte conservatrice, même si certains nationalistes sont ouverts à la réforme.

Les libéraux s’interrogent donc sur la politique à suivre. Majoritairement favorables à la dépénalisation, ils ne veulent pas prendre le risque de mettre en péril la suédoise. En conséquence, ils n’ont pas vraiment l’intention d’accélérer les travaux, de hâter le vote.

▶ Le débat politique sur la dépénalisation de l’avortement, les témoignages de femmes qui ont fait ce choix : notre dossier sur Le Soir+

La paix avec la Corée Nord n’implique pas le départ des soldats américains, selon Séoul

La paix avec la Corée Nord n’implique pas le départ des soldats américains, selon Séoul

Le président sud-coréen Moon Jae-in a rejeté mercredi l’idée d’un départ des dizaines de milliers de soldats américains présents en Corée du Sud en cas de traité de paix avec le Nord.

Ces déclarations interviennent alors que Séoul a confirmé le même jour le déploiement de plusieurs avions de chasse furtifs américains au Sud pour des manœuvres aériennes conjointes. «  Les Forces américaines en Corée (USFK) sont un sujet qui relève de l’alliance entre la Corée du Sud et les États-Unis. Cela n’a rien à voir avec la signature d’un traité de paix », a déclaré M. Moon.

Cette mise au point intervient après qu’un conseiller présidentiel a ouvertement déclaré que la présence des soldats, marins et aviateurs américains serait remise en question en cas de traité de paix avec Pyongyang.

Après des années de montée des tensions sur les programmes nucléaire et balistique nord-coréens, la péninsule connaît depuis le début de l’année une remarquable détente, qui a été illustrée par le sommet intercoréen de vendredi dernier. Il devrait être le prélude à une rencontre encore plus attendue entre M. Kim et le président américain Donald Trump. Ce dernier a affirmé mardi que la date et le lieu de ce sommet seraient annoncés sous peu.

Bruxelles: le vaste chantier de rénovation du tunnel Léopold II a débuté (vidéo)

© Bruno D’Alimonte | Le Soir
© Bruno D’Alimonte | Le Soir

Le vaste chantier de rénovation du tunnel Léopold II, à Bruxelles, à débuté ce mardi soir, pour sa première nuit de travaux. Les travaux dureront 39 mois.

En période scolaire, le tunnel ne sera fermé que les nuits, entre 22h et 6h du matin du dimanche au jeudi. Durant les mois de juillet et d’août, il sera totalement fermé au trafic. Des alternatives sont proposées aux nombreux navetteurs qui empruntent ce tunnel (80.000 véhicules par jour en moyenne, selon Bruxelles Mobilité). Ainsi, les fréquences de lignes de tram et bus de la Stib et de De Lijn qui passent dans ce secteur seront augmentées. Des déviations sont également prévues pour les automobilistes, via le boulevard industriel à Anderlecht, la chaussée de Ninove à Molenbeek ou encore l’A12 à Laeken.

Une cinquantaine de cas d’abus sexuel mentionnés auprès de l’Onu depuis janvier

Une cinquantaine de cas d’abus sexuel mentionnés auprès de l’Onu depuis janvier

Cinquante-quatre cas d’abus sexuel et d’exploitation par des collaborateurs de l’ONU ont été rapportés aux Nations unies au premier trimestre. Soixante-six victimes sont recensées, dont au moins treize mineures, a indiqué mardi un porte-parole de l’organisation.

Le secrétaire général Antonio Guterres avait annoncé dès son entrée en fonction en 2017 qu’il entendait endiguer la violence sexuelle au sein de l’ONU. Depuis 2014, le nombre de plaintes ne fait qu’augmenter, visant notamment les casques bleus en République Centrafricaine.

Sur les trois premiers mois de l’année, les cas rapportés concernaient des collaborateurs de l’ONU qui auraient abusé de bénéficiaires de l’aide d’urgence. Il s’agit dans quatorze cas de missions de maintien de la paix (casques bleus) alors que 18 plaintes portaient sur les bureaux de programmes d’aide.

MR et PS s’entrechoquent lors des discours politiques du 1er mai (vidéo)

©PhotoNews
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Au Premier mai à Baudour, Elio Di Rupo mobilise en vue des campagnes communales et législatives d’octobre 2018 et mai 2019. Le président du PS décrit l’enjeu en ces termes : « Nous sortons d’une législature ultra-libérale entièrement vouée à la gloire des riches et des puissants. L’année qui vient sera donc celle de la confrontation des modèles de société et des idées. Cela fait très longtemps que nous n’avons pas eu un choix politique aussi clair. Le combat sera implacable. Nous allons déranger des intérêts puissants : le monde de l’argent. Nous devrons êtres déterminés et affronter l’adversité. »

Comme alternative à la législature « ultra-libérale », Elio Di Rupo propose un « nouveau pacte social », comportant une série de mesures, à commencer par l’augmentation du salaire horaire minium, qui passerait de 9,5 euros actuels à 14 euros pour chaque travailleur.

Jobs, jobs, jobs

De son côté, le MR a réuni ses troupes à Court-Saint-Etienne. Le président du parti Olivier Chastel y a mis en exergue tous les résultats engrangés par les libéraux depuis leur arrivée au pouvoir au fédéral et en Wallonie : « Depuis le début du gouvernement Charles Michel, 185.000 emplois ont été créés, principalement dans le secteur privé ». Il a lancé, au passage, une pique à l’opposition : « Contrairement à ce que prétendent certains, ce ne sont pas des emplois précaires ! 90 % d’entre eux sont soit des emplois à temps plein, soit des jobs à temps partiel d’au moins 2/3 temps. »

Le Premier Charles Michel a résumé le bilan avec le slogan libéral « jobs, jobs, jobs », estimant que c’était « la garantie d’un état solide ».

Olivier Chastel a conclu en déclarant le mouvement réformateur « en état de marche » pour la maxi-séquence électorale à venir : « Les élections d’octobre, nous allons les gagner grâce à vous, grâce à votre travail de terrain, grâce à vos projets et votre force de conviction ».

Environ 2.000 personnes manifestent leur soutien aux migrants dans le parc Maximilien

Photo prétexte. © Pierre-Yves Thienpont | Le Soir
Photo prétexte. © Pierre-Yves Thienpont | Le Soir

Plus de 2.000 personnes sont rassemblées mardi, depuis 14h, dans le parc Maximilien à Bruxelles à l’initiative de la Plateforme citoyenne de soutien aux migrants. Des activités pour enfants, des spectacles, du sport ou encore des concerts ont rythmé l’après-midi. A l’occasion de cet événement organisé en solidarité avec les migrants, le point sur les actions passées et les projets à venir a par ailleurs été fait.

La Plateforme avance prendre en charge environ 500 personnes quotidiennement. Elle a offert près de 101.000 nuitées, dont environ 70% en familles et 28.950 au centre d’accueil de la Porte d’Ulysse à Haren, et 57.900 repas avec l’association Serve the City.

Pour les seuls petits-déjeuners, cette dernière a dépensé un peu plus de 33.000 euros entre décembre et avril, financés à hauteur de 31.910 euros par l’association Deux euros cinquante, qui collecte des dons auprès de citoyens.

En huit mois, son réseau s’est étendu à près de 5.000 familles d’hébergement et plus de 40.000 membres. Une équipe de 40 personnes gère le parc entre 20h et 01h et 150 bénévoles par semaine sont mobilisés pour la Porte d’Ulysse. La Plateforme remarque d’ailleurs avoir dû prendre en charge des sans-abri durant l’hiver dans ce dernier lieu.

L’Agence internationale de l’énergie atomique affirme n’avoir «aucune indication crédible» de programme nucléaire en Iran

Benjamin Netanyahu présente dans un power-point les «
preuves
» d’un programme secret iranien. ©Reporters
Benjamin Netanyahu présente dans un power-point les « preuves » d’un programme secret iranien. ©Reporters

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a réitéré mardi n’avoir «aucune indication crédible d’activités en Iran liées au développement d’un engin nucléaire après 2009», en réponse aux accusations israéliennes.

Un porte-parole de l’AIEA a déclaré à l’AFP que le conseil des gouverneurs avait «déclaré avoir achevé son examen de cette question» après le rapport qui lui avait été présenté en décembre 2015.

Le mois d’avril a été «anormalement chaud», selon l’IRM

©D.R
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Le mois d’avril s’est révélé « anormalement chaud » à Uccle, avec une température moyenne de 13,0°C (contre une moyenne de 9,8°C normalement), des maximas moyens de 17,7°C (norm.: 14,2°C) et des minimas moyens de 8,0°C (norm.: 5,3°C).

Les deux premières valeurs sont très anormalement élevées et la troisième est même exceptionnellement élevée, précise l’IRM dans son premier bilan climatologique pour avril 2018.

De -3,2 °C à 31,2 °C

La température la plus élevée a été mesurée le 19, avec un maximum de 28,1°C. La température la plus basse a été mesurée le 6, avec un minimum de 2,5°C, une valeur très anormalement élevée.

Dans le reste du pays, la température la plus élevée a également été mesurée le 19, avec 31,2°C à Bilzen. La température la plus basse a aussi été mesurée le 6, avec -3,2°C à Elsenborn.

L’actrice Ashley Judd porte plainte contre Harvey Weinstein pour avoir ruiné sa carrière

©Flickr
©Flickr

Ce lundi 30 avril, l’actrice américaine Ashley Judd a porté plainte contre Harvey Weinstein pour avoir ruiné sa carrière. Le producteur hollywoodien, au cœur d’un vaste scandale d’harcèlement sexuel, aurait balayé les chances de l’actrice de jouer dans la trilogie « Le seigneur des anneaux ».

Ashley Judd affirme qu’après avoir résisté au harcèlement d’Harvey Weinstein, le producteur l’a vivement critiqué auprès du réalisateur Peter Jackson. « Avec ces attaques sans fondement, Weinstein a réussi à faire inscrire Mme Judd sur une liste noire et a mis fin pour elle à la possibilité de travailler sur ce qui est devenu une série de films générant des milliards de dollars et 17 Oscars (…) M. Weinstein a usé de son pouvoir dans le secteur du divertissement pour nuire à la réputation de Mme Judd et à sa capacité à y travailler. », dénonce la plainte.

Ashley Judd réclame des dommages et intérêts pour ce préjudice et s’engage à les reverser à Time’s Up, le fonds de défense contre les victimes de harcèlement sexuel au travail.

Taxes sur l’acier et l’aluminium: Trump étend l’exemption provisoire pour le Canada, le Mexique et l’UE

©PhotoNews
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Les États-Unis ont décidé de maintenir jusqu’au 1er juin l’exemption provisoire des droits de douane sur les importations d’acier et d’aluminium en provenance de l’Union européenne, du Canada et du Mexique, a annoncé la Maison Blanche lundi.

«  L’administration (Trump) a prolongé de 30 jours les négociations avec le Canada, le Mexique et l’Union européenne. Dans toutes ces négociations, l’administration reste focalisée sur les quotas qui restreindront les importations (…) et préserveront la sécurité nationale », indique-t-elle dans un communiqué.

L’un des proches conseillers du pape François jugé pour au moins une agression sexuelle

©EPA
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Le numéro trois du Vatican, le cardinal australien George Pell, sera jugé pour au moins une affaire ancienne d’agression sexuelle, a décidé mardi un tribunal de Melbourne, qui a écarté plusieurs autres chefs d’accusation de même nature. Le prélat a plaidé non coupable lors du premier jour du procès, après des auditions tenues durant tout le mois de mars.

Suffisamment de preuves

Au cours de la lecture de ses décisions, la juge Belinda Wallington s’est déclarée « satisfaite » du fait qu’il y ait suffisamment de preuves pour que le prélat, l’un des plus proches conseillers du pape François, soit inculpé d’un chef d’accusation. Elle a écarté les autres accusations portées contre lui, a constaté l’AFP.

Meurtre d’Angélique: le suspect écroué pour séquestration, viol et meurtre d’un mineur de moins de 15 ans

Meurtre d’Angélique: le suspect écroué pour séquestration, viol et meurtre d’un mineur de moins de 15 ans

David Ramault, 45 ans, a été mis en examen et placé en détention provisoire dans la nuit de lundi à mardi pour la séquestration, le viol et le meurtre, mercredi à Wambrechies près de Lille, d’Angélique, 13 ans, a-t-on appris auprès de son avocat.

Préméditation et récidive non retenues

Selon Me Eric Demey, la préméditation et la récidive légale n’ont pas été retenues. David Ramault avait été condamné en 1996 pour «viol avec arme sur mineure de moins de 15 ans», «attentats à la pudeur aggravés» et «vol avec violence». Il avait alors été incrit au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles (FIJAIS).

Bruxelles: le vaste chantier de rénovation du tunnel Léopold II débute ce mardi (vidéo)

©D.R
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Le vaste chantier de rénovation du tunnel Léopold II à Bruxelles, le tunnel routier le plus long de Belgique, débute ce mardi 1er mai pour une durée de 39 mois.

En période scolaire, le tunnel ne sera fermé que les nuits, entre 22h et 6h du matin du dimanche au jeudi. Durant les mois de juillet et d’août, il sera totalement fermé au trafic. Des alternatives sont proposées aux nombreux navetteurs qui empruntent ce tunnel (80.000 véhicules par jour en moyenne, selon Bruxelles Mobilité). Ainsi, les fréquences de lignes de tram et bus de la Stib et de De Lijn qui passent dans ce secteur seront augmentées. Des déviations sont également prévues pour les automobilistes, via le boulevard industriel à Anderlecht, la chaussée de Ninove à Molenbeek ou encore l’A12 à Laeken.

La Région bruxelloise procède à la rénovation totale du tunnel Léopold II: ventilation, sorties de secours, revêtements, trottoirs, éclairage, signalisation, désamiantage, etc. Le chantier a été confié au consortium Circul 20 qui se chargera ensuite de la maintenance de l’ouvrage pour une durée de 25 ans. La Région aura déboursé à terme 462,6 millions d’euros, dont 264,7 millions pour la rénovation proprement dite et 4,5 millions pour la charge du financement.

La peste porcine africaine menace la Belgique

800
kilomètres séparent la Belgique de l’épizootie de peste porcine africaine.
800 kilomètres séparent la Belgique de l’épizootie de peste porcine africaine. - PhotoNews

Sévissant actuellement en Europe de l’Est, la peste porcine africaine menace les 4.500 exploitations porcines belges. 800 kilomètres séparent la Belgique de l’épizootie. Si cette maladie virale, présente en Sardaigne depuis des dizaines d’années, ne présente aucun risque pour les humains, elle se révèle généralement fatale pour les sangliers et les porcs. Aucun vaccin ni traitement n’existe à l’heure actuelle.

Quelles conséquences pour le secteur porcin ?

Les conséquences économiques pourraient être dramatiques pour les éleveurs de porcs. Tous les acteurs du secteur sont alertés. Un plan de prévention d’arrivée de la maladie est en cours d’élaboration. Les modes de transmission sont multiples mais la bête noire des autorités belges, ce sont les sangliers. Réservoirs du virus, ils peuvent rapidement le propager. Un vrai problème lorsque l’on sait que la Wallonie en dénombre 30.000 et qu’ils sont présents tout le long du trajet entre l’Europe de l’Est et la Belgique.

Le virus de la peste porcine africaine est très persistant dans certaines denrées alimentaires à base de viande de porc contaminée – il demeure présent 105 jours dans la viande, 300 jours dans la viande séchée et jusqu’à 1.000 jours dans la viande congelée.

Que puis-je faire en tant que consommateur ?

Pour éviter que la peste porcine africaine n’atteigne la Belgique, les autorités sanitaires en appellent à la responsabilité des consommateurs.

C’est pourquoi, l’Afsca rappelle qu’il est strictement interdit de ramener de la viande de porc ou de sanglier issue de pays ou de zones où sévit la peste porcine africaine : la Pologne, la Lituanie, la Lettonie, l’Estonie, la République tchèque, la Roumanie, la Hongrie, la Russie, la Biélorussie, l’Ukraine ou la Moldavie.

Il est également interdit de visiter une exploitation porcine ou d’entrer en contact avec des porcs dans les 72 heures suivant le retour d’une zone à risque.

Une telle peste a-t-elle déjà contaminé la Belgique ?

« Si la peste porcine africaine devait se répandre chez nous, ce serait un désastre pour l’économie nationale. Particulièrement pour les élevages en plein air, en contact épisodique avec des sangliers », alerte l’Union professionnelle vétérinaire.

La Belgique compte 6,2 millions de porcs, dont 343.000 en Wallonie. 95 % de l’élevage porcin se situe en Flandre. « Cette épidémie risquerait d’handicaper nos exportations avec l’Allemagne », s’inquiète Ana Granados, conseillère au service d’étude de la Fédération wallonne de l’agriculture.

Une assemblée sectorielle, à destination des producteurs de porcs, se tiendra le 5 juin à Gembloux. Objectif : informer et répondre aux inquiétudes des éleveurs de porcs wallons.

Car les conséquences pourraient se révéler dramatiques pour le secteur. La dernière épidémie de peste porcine africaine en Belgique date de 1985, en Flandre-Occidentale. Douze exploitations avaient été contaminées entraînant l’abattage de 30.000 porcs.

Grève chez Lidl: réunion de conciliation entre direction et syndicats ce mardi après-midi

©PhotoNews
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Direction et syndicats de Lidl se retrouveront à nouveau ce mardi après-midi pour une réunion de conciliation qui aura lieu à 14h à Bruxelles, a confirmé Isabelle Colbrandt, la porte-parole du groupe de distribution.

Un mouvement de grève paralyse les magasins Lidl depuis le milieu de la semaine passée, les syndicats dénonçant, de la part de la direction, «une recherche de productivité sans cesse accrue» qui «épuise des équipes arrivées à la limite de ce qu’elles peuvent supporter».

Une première réunion de conciliation a échoué dans la nuit de vendredi à samedi. Depuis ce week-end, les dépôts du groupe, qui compte plus de 300 magasins en Belgique, sont également touchés.

Peterbos: le mineur suspecté d’avoir lancé des pierres sur une équipe de la VRT a été relâché

Le quartier de Peterbos © Belga
Le quartier de Peterbos © Belga

L’auteur présumé du jet de pierre(s) en direction d’une équipe de la VRT lundi dernier, dans le quartier du Peterbos, à Anderlecht a été libéré. Il s’agit d’un mineur.

« Le juge n’a pas pris de décision sur son cas, ce qui signigie que le jeune a été libéré en attendant une éventuelle décision », a déclaré Ine Van Wymersch, porte-parole du parquet de Bruxelles.

L’enquête se poursuit.

De nombreux incidents

Une série d’incidents au cours desquels des agents de police ont été la cible de jets de projectiles lancés depuis les toits d’immeubles, ont émaillé le quartier du Peterbos depuis la fin de l’année 2017.

Il y a une grosse semaine, des contrôleurs de la Stib ont été agressés par des jeunes lors d’une opération de contrôle des titres de transport. Vendredi dernier, c’est une équipe de la VRT, en tournage dans le quartier qui a essuyé un jet de projectiles.