La région indienne où il fait bon être femme

Une famille du village de Nohwet : trois générations de femmes. La grand-mère Kwadsgbon Khonglam : « Ma propriété ira à ma fille cadette. Donner naissance à une fille est une fête dans notre société. Et rien n’a changé depuis l’époque de nos grands-mères et encore avant elles.» « Notre vie est basée sur la nature et sur notre culture : c’est ce qui nous définit.»
Une famille du village de Nohwet : trois générations de femmes. La grand-mère Kwadsgbon Khonglam : « Ma propriété ira à ma fille cadette. Donner naissance à une fille est une fête dans notre société. Et rien n’a changé depuis l’époque de nos grands-mères et encore avant elles.» « Notre vie est basée sur la nature et sur notre culture : c’est ce qui nous définit.»

Dans l’État du Meghalaya, littéralement « la demeure des nuages », les collines des Khasi ont la majesté des matins du monde. Sous des déluges intermittents, elles dessinent un labyrinthe végétal, dense et sauvage, saigné de rivières qui coulent en cascades depuis le plateau du nord-est de l’Inde jusqu’à la plaine du Bangladesh. Les hommes de la tribu Khasi se sont adaptés au fil des siècles à cette nature démesurée. Pour enjamber les rivières, ils ont construit de gigantesques « ponts vivants » en domptant les racines des arbres, et, pour relier leurs villages dans la jungle escarpée, ils ont tissé des réseaux de sentiers et d’escaliers. Mais la légende raconte que, un jour, un village fut attaqué alors que les hommes étaient partis chasser. Leurs femmes parvinrent néanmoins à repousser les assaillants. Pour honorer leurs épouses, les hommes les sacrèrent gardiennes du clan. Depuis, chez les Khasi, la femme est en effet la légataire unique des terres et des titres. Cette rare organisation sociale a résisté à l’usure du temps.

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