Comment les hôpitaux anticipent la pénurie d’infirmiers

Si cette année, quasi-aucun diplômé ne sortira d’études. L’an prochain, ce sont les spécialistes qui viendront à manquer.
Si cette année, quasi-aucun diplômé ne sortira d’études. L’an prochain, ce sont les spécialistes qui viendront à manquer.

L a pénurie d’infirmiers, je la vois dans ma pratique quotidienne », lance Léontin Tudorica, infirmier en radiologie à l’hôpital Saint-Pierre. Originaire de Roumanie, il est l’un des premiers à avoir été embauché en 2005 lorsque l’hôpital menait une vaste campagne de recrutement dans ce pays. A l’époque, le CHU est loin d’être l’exception, tous les hôpitaux cherchant à pallier une crise particulièrement aiguë dans le recrutement d’infirmiers. « Il y a une dizaine d’années, c’était intense : le manque d’infirmiers est un problème latent et permanent, qui connaît des pics régulièrement », explique Carine Lambeau, directrice du département infirmier du CHU Saint-Pierre, qui a recruté Léontin à l’époque.

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