Riyad rompt avec Ottawa: les dessous d’une crise inattendue

Le Saoudien Ben Salmane et la Canadienne Freeland. Deux approches des droits humains.
Le Saoudien Ben Salmane et la Canadienne Freeland. Deux approches des droits humains. - EPA.

Pourquoi l’Arabie saoudite s’est-elle décidée à faire d’une tempête dans un verre d’eau (diplomatique) une crise de grande ampleur avec un pays occidental allié, le Canada ?

Reprenons les faits.

L’Arabie saoudite a annoncé lundi qu’elle avait décidé d’expulser l’ambassadeur du Canada à Ryad et de rappeler son propre ambassadeur à Ottawa (en l’occurrence, les deux ambassadeurs étaient déjà chez eux pour les vacances, et le Canadien allait être affecté ailleurs en septembre). A l’origine de cette subite tension diplomatique, un simple tweet des Affaires étrangères canadiennes, le 3 août, disant le pays « gravement inquiet par les nouvelles arrestations dans la société civile [saoudienne] et d’activistes pour les droits des femmes, dont Samar Badawi. Nous demandons aux autorités saoudiennes de les relâcher ainsi que tous les autres activistes des droits de l’homme ».

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