Histoire d’assises de 1845: l’ouvrier cocu se vengea de l’ex-bourgmestre d’Uccle

Les bâtiments de la Ferme Dandoy où le peintre fut piégé. Ci-contre
: les gendarmes surveillent le public de la cour d’assises.
Les bâtiments de la Ferme Dandoy où le peintre fut piégé. Ci-contre : les gendarmes surveillent le public de la cour d’assises. - DR

Pierre Dandoy, l’ex-bourgmestre d’Uccle, n’avait jamais imaginé devoir s’asseoir un jour dans le box infamant des accusés de la Cour d’assises du Brabant, siégeant dans l’ancien palais de la place de Justice, en contrebas de la place du Grand-Sablon. Magistrat du hameau d’Uccle sous l’occupant néerlandais, il avait siégé au Conseil à la taverne du « Spijtigen Duivel ». Il avait aussi rempilé comme échevin au lendemain de la Révolution belge après s’être forgé une réputation de patriote. Il avait exercé pendant des années comme responsable de la police et de l’ordre public, siégeant comme représentant du ministère public au tribunal de simple police. Il était aussi un propriétaire terrien opulent dont les terres jouxtaient celles du notaire Delcor. Son frère, Jean-Baptiste, s’était installé en ville en 1829, rue Marché-aux-Herbes, pour y fonder la célèbre biscuiterie Dandoy.

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