Au Nebraska, une exécution vaut plus que la réputation d’une entreprise

Carey Dean Moore, condamné à mort pour le meurtre de deux chauffeurs de taxi,  sera bien exécuté mardi, malgré la tentative de l’entreprise pharmaceutique.
Carey Dean Moore, condamné à mort pour le meurtre de deux chauffeurs de taxi, sera bien exécuté mardi, malgré la tentative de l’entreprise pharmaceutique. - nebraska dep. of corrections

Les abolitionnistes et les avocats américains qui tentent d’éviter à leurs clients condamnés à mort d’être effectivement exécutés font le constat que leur meilleur allié du moment est le droit commercial. L’invocation de l’interdit chrétien de tuer, la démonstration que certaines exécutions ont déjà tourné à l’horreur, le risque de commettre une erreur judiciaire (100 condamnés à mort innocentés et libérés depuis 1976, 50 exécutés par erreur selon les abolitionnistes), les conventions internationales sur les droits de l’homme, la cruauté d’exécuter des prisonniers 30 ans après leur condamnation à mort : tout cela ne suffit plus. Des sociétés pharmaceutiques ont déclenché dans plusieurs Etats des offensives judiciaires qui ont déjà permis le report, voire l’annulation, de certaines exécutions.

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