Spike Lee au «Soir»: «Les Etats-Unis sont construits sur le génocide et l’esclavage»

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J’espère que le public se rendra compte qu’on ne décrit pas un simple épisode de l’histoire américaine mais quelque chose d’universel. La montée des populismes est mondiale.»
« J’espère que le public se rendra compte qu’on ne décrit pas un simple épisode de l’histoire américaine mais quelque chose d’universel. La montée des populismes est mondiale.» - D.R.

Spike Lee est unique. Il fut le premier à montrer les Noirs en colère au cinéma. Du jamais vu à Hollywood. Depuis, on le dit rebelle parce qu’il se révolte contre les injustices.

S’il a déçu ces dernières années après avoir réalisé des films percutants comme Do the right Thing ou Malcolm X, cette fois, il convainc. Son nouveau film est un pamphlet efficace contre le racisme et contre la politique de Trump.

Lors de l’ovation cannoise de BlacKkKlansman, qui, selon ses propres dires, concerne le choix entre l’amour et la haine, le réalisateur activiste a dressé les poings face caméra, arborant deux bagues avec inscription en lettres d’or : d’un côté « Love », de l’autre « Hate », comme le héros de Do the right Thing, en référence à Robert Mitchum dans La nuit du chasseur.

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