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Le geste fatal qui a lancé les révoltes arabes

La mère de Mohammed Bouazizi brandit des posters de son fils décédé dans un acte de désespoir
: une immolation qui aura embrasé le monde arabe. © AFP
La mère de Mohammed Bouazizi brandit des posters de son fils décédé dans un acte de désespoir : une immolation qui aura embrasé le monde arabe. © AFP

Une triste histoire. Terrible en soi, mais pas tellement originale. Car d’autres cas similaires s’étaient déjà produits dans les pays du Maghreb ces dernières années sans éveiller autrement l’attention. Ici, au contraire, le geste fatal commis par un jeune homme de 26 ans dans un bled au départ inconnu va faire le tour du monde. Par un très improbable enchaînement d’événements, le suicide par le feu de Mohamed Bouazizi va, en effet, marquer le lancement ce qu’on a appelé – un peu vite sans doute – les « printemps arabes ».

La scène se passe à Sidi Bouzid, le 17 décembre 2010, il y a aujourd’hui cinq ans. Une petite ville de la Tunisie profonde, de la Tunisie déshéritée. Celle des laissés-pour-compte. Quelque 40.000 habitants. Une grosse bourgade sans charme. Activité principale : la débrouillardise sur fond de chômage et de corruption.

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