Didier Eribon: «La gauche a détruit le nous, laissé aux nationalistes, aux populistes et aux extrémistes»

Didier Eribon forme avec Edouard Louis et Geoffroy de Lagasnerie un trio emblématique de la gauche radicale, « The new french intellectuals » pour Harvard.
Didier Eribon forme avec Edouard Louis et Geoffroy de Lagasnerie un trio emblématique de la gauche radicale, « The new french intellectuals » pour Harvard. - Reporters/DPA

Sorti en France, il y a près de dix ans, Retour à Reims est devenu un livre culte, au succès spectaculaire et mondial. Le philosophe français Didier Eribon y raconte son retour dans sa ville natale de Reims, après la mort de son père qu’il détestait, et sa découverte que ce n’était pas tant son homosexualité qui avait profondément déterminé sa vie, que la classe sociale ouvrière dont il était issu et qui lui faisait honte. Ce livre en forme de confession intime est devenu une sorte de phénomène politique par son analyse de l’abandon par la gauche de la classe ouvrière et l’appel à ce qu’elle recommence à se penser.

Votre livre, une confession intime servant de départ à une analyse sociologique et politique d’une structure sociale, a révélé le malaise de la société occidentale, avant même que Trump, Orban ou Salvini arrivent au pouvoir ?

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