Est-il nécessaire d’abattre 4.000 porcs «sains»?

Le ministre fédéral de l’Agriculture Denis Ducarme (MR) a annoncé l’abattage de quelque 4.000 porcs dans la zone infectée. © Sylvain Piraux.
Le ministre fédéral de l’Agriculture Denis Ducarme (MR) a annoncé l’abattage de quelque 4.000 porcs dans la zone infectée. © Sylvain Piraux.

Les prochaines victimes de la peste porcine africaine qui sévit en Lorraine belge sont déjà connues : il s’agit des quelque 4.000 porcs répertoriés dans la zone infectée. Le ministre fédéral de l’Agriculture Denis Ducarme (MR) a annoncé dimanche un arrêté qui prévoit leur abattage systématique, peu importe qu’ils soient malades ou non, infectés ou non.

Décider d’abattre des animaux indépendamment de leur état sanitaire, cela revient à mettre en œuvre ce qu’on appelle le principe de précaution. Grand habitué des politiques publiques, ce dernier traîne une mauvaise réputation, accusé souvent d’être mal proportionné, anticipé ou encore aveugle à une série d’autres types de considérations. Il n’y a pas eu d’exceptions cette fois-ci. Lundi matin, des éleveurs ont exprimé leur surprise et leur incompréhension devant la décision d’abattre des « animaux sains ».

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