Pédophilie au sein de l’Eglise catholique allemande: le rapport qui ne dit pas toute la vérité

«
Je n’imaginais pas que tout cela soit possible
», a déclaré l’évêque de Trèves Stephan Ackermann, chargé de l’enquête pour la conférence épiscopale allemande. © Reuters.
« Je n’imaginais pas que tout cela soit possible », a déclaré l’évêque de Trèves Stephan Ackermann, chargé de l’enquête pour la conférence épiscopale allemande. © Reuters.

Berlin, de notre correspondant

Le collège catholique Aloisius à Bonn a dû fermer en mai, faute d’inscriptions. Huit ans après le scandale des abus sexuels qui a ruiné la réputation de l’établissement, les inscriptions ne suffisent plus à financer le collège. Alors qu’elles dépassaient les 140 dans les années 1990, elles n’étaient plus que 25 en 2018. Malgré tous les efforts de la direction, la confiance dans l’établissement n’a jamais pu être rétablie.

Depuis dix ans, les affaires d’abus sexuels se succèdent dans les établissements catholiques allemands. Mais la hiérarchie reste muette. « Les victimes ont abandonné l’espoir que l’Eglise se tourne vers eux », constate Erika Kerstner, professeure d’instruction religieuse à la retraite et présidente d’une association de victimes.

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