Peste porcine: le secteur agricole encaisse mal la décision d’abattre 4.000 porcs «sains»

Chez André Kettel, l’essentiel des 400 porcs est confiné. Seuls quelques truies et porcelets ont encore le droit de vivre à l’extérieur. En attendant l’abattage.
Chez André Kettel, l’essentiel des 400 porcs est confiné. Seuls quelques truies et porcelets ont encore le droit de vivre à l’extérieur. En attendant l’abattage. - Roger Milutin.

Interloqué, de son propre aveu « choqué », André Kettel peine à se mettre au travail depuis ce lundi matin. Sur le coup de 6 heures, en allumant la radio, il a eu confirmation d’une information qui lui avait été transmise officieusement le dimanche soir : « Le ministre fédéral de l’Agriculture, Denis Ducarme, a l’intention de faire abattre les 4.000 porcs qui se trouvent dans la “zone infectée” par la peste porcine africaine. »

Aux abords de sa ferme de Meix-devant-Virton, en pleine zone de confinement, l’éleveur est en pleine discussion avec une voisine venue aux nouvelles. « C’est comme ça depuis ce matin, explique l’agriculteur. Les gens se demandent ce qui va m’arriver. Ils savent bien que mes porcs sont sains. Ils s’interrogent sur mon avenir. »

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