Gouvernement rock’n roll

On comprend la hâte de Gérard Collomb, le ministre français de l’Intérieur, à rejoindre les rives paisibles du Rhône et les tables étoilées de Lyon... © Reuters.
On comprend la hâte de Gérard Collomb, le ministre français de l’Intérieur, à rejoindre les rives paisibles du Rhône et les tables étoilées de Lyon... © Reuters.

L’irruption des réseaux sociaux a tout chamboulé dans le fonctionnement de la démocratie, désormais rythmée par les buzz, les tweets plus ou moins spontanés des internautes et la dictature des émoticônes. Pouce levé, pouce abaissé ou doigt d’honneur : en quelques secondes, le sort de ceux qui nous dirigent en est jeté.

On comprend la hâte de Gérard Collomb à rejoindre les rives paisibles du Rhône et les tables étoilées de Lyon, où l’on prend son temps, loin du supplice chinois auquel il était condamné jour après jour alors qu’il avait cru que le poste de ministre de l’Intérieur couronnait sa fidélité au nouveau pacha.

Le président Macron lui-même, dont on croyait qu’il maîtrisait les règles de la communication, passe son temps à se planter à chacune de ses apparitions, entre selfies ridicules et déclarations à l’emporte-pièce à des « vrais gens ». A force de vouloir courir derrière les djeunes, il commence à manquer de souffle, le gamin…

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