Des peines alternatives pour les délits de haine

Ce n’est pas la première fois qu’un auteur de délit ou de crime de haine se voit condamner à une peine dite éducative. Cet été, le parquet a imposé aux jeunes qui avaient entonné des chants coloniaux à l’adresse de deux jeunes filles afrodescendantes au festival Pukkelpop une visite accompagnée de la caserne Dossin à Malines. On se souvient aussi que l’ancien député fédéral Laurent Louis s’était vu imposer la visite de plusieurs camps de concentration suite à ses propos négationnistes. Ce qui avait réjoui certaines associations juives, tandis que d’autres s’en étaient indignées. Du côté d’Unia, on prône ce type de peines éducatives. « Pour les crimes et délits de haine, les peines d’amende ou de prison ne sont pas toujours le meilleur moyen d’obtenir réparation », soutient ainsi Patrick Charlier, directeur adjoint d’Unia.

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