Pour Banksy, la destruction de l’art est encore de l’art

Vendredi 5 octobre, chez Sotheby’s à Londres, une caméra saisit l’autodestruction de l’œuvre.
Vendredi 5 octobre, chez Sotheby’s à Londres, une caméra saisit l’autodestruction de l’œuvre. - REUTERS

Le coup d’éclat réalisé par Banksy vendredi soir en organisant l’autodestruction d’une de ses œuvres qui venait d’être vendue pour plus d’un million d’euros, loin d’être un acte insensé et iconoclaste, s’inscrit dans une longue tradition qu’on peut résumer dans la phrase « La destruction de l’art est encore de l’art » attribuée à de nombreux créateurs, de Duchamp à Picasso, en passant par Rauschenberg.

On accordera au premier d’avoir su, plus que quiconque, remettre en question le statut et la valeur d’une œuvre d’art avec son fameux urinoir, devenant une icône artistique dès le moment où l’artiste le présentait comme telle. D’une certaine manière, Banksy, graffeur mystère à l’identité jamais dévoilée, inverse la proposition. En bombant ses œuvres sur les murs, il affirme qu’elles appartiennent à tous et qu’elles n’ont de valeur que dans notre regard.

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