Le cirque, loin d’être épargné par les dérives

On aurait pu penser que le cirque contemporain – milieu allergique aux hiérarchies, aux célébrités et aux prêches de gourous illuminés – serait épargné par les comportements abusifs ou déplacés. Pourtant, la situation n’est pas si idyllique. Formé à l’Ecole Supérieure des Arts du Cirque de Bruxelles, Amaury Vanderborght explique les risques inhérents à la formation circassienne : « Parce qu’en cirque, tout se joue avec le corps, ça peut vite devenir ambigu. Moi je n’en ai jamais souffert mais les débordements existent. Il y a peu d’étudiants dans une promotion et chacun travaille souvent en tête-à-tête avec le même prof pendant trois ans, avec une attitude de docilité vis-à-vis du prof, et des rapports forcément tactiles. C’est aussi compliqué quand on te dit que c’est en dépassant ses limites que la création prend un tournant intéressant. Sans compter qu’on est très jeune quand on rentre là-dedans.

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