Le grand feu Jacques Brel prend un coup de jeune

Avec une nonchalance rafraîchissante, Mochelan et Remon Jr questionnent les textes de Jacques Brel. Entre rap et « beatmaking », ils donnent un nouveau souffle à ses mots et sa pensée.
Avec une nonchalance rafraîchissante, Mochelan et Remon Jr questionnent les textes de Jacques Brel. Entre rap et « beatmaking », ils donnent un nouveau souffle à ses mots et sa pensée. - Leslie Artamonow

Il convient de saluer d’abord l’audace de la Fondation Jacques Brel. Contrairement à d’autres gardiens du temple, qui transforment un héritage en forteresse imprenable et ankylosée, la fondation dirigée par France Brel, fille de Jacques, a eu le cran de confier les textes et chansons du poète disparu au rappeur carolo Mochelan et au musicien Remon Jr.

Il fallait une bonne dose de confiance et une imagination visionnaire pour sentir le potentiel fertile et inflammable de ce mariage a priori contre-nature. En y regardant de plus près, il semble en effet que l’idée ne soit pas si saugrenue. « Jacques était pour moi le premier rappeur de l’histoire », confie le chanteur Mochelan. Si Jacques Brel a chanté Bruxelles, Mochelan a composé une ode à Charleroi (« Nés poumons noirs », notamment) et tous deux sont, à leur manière, hantés par les doutes, l’amour ou la révolte face aux injustices sociales.

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