Le grand art de la boucherie

Des enquêteurs turcs à la recherche d’indices au consulat saoudien d’Istanbul, dans l’enquête sur la disparition du dissident saoudien Jamal Khashoggi, le 18 octobre dernier.
Des enquêteurs turcs à la recherche d’indices au consulat saoudien d’Istanbul, dans l’enquête sur la disparition du dissident saoudien Jamal Khashoggi, le 18 octobre dernier. - © EPA.

Tout le monde est bien d’accord : un consulat n’est pas une boucherie. Si un chef d’Etat ou son clone veut éliminer un opposant, pourquoi le faire dans ses locaux consulaires en Turquie ?

Les Turcs eux-mêmes ont montré l’exemple : il suffit d’enlever l’opposant mal aimé et de le fourrer au fond d’une cellule pour le reste de sa vie. M. Öcalan en est le bon exemple. Personne ne réclame sa libération, non ? Pourtant, Alan Parker l’avait déjà montré jadis dans Midnight Express, mieux vaut terminer en petits morceaux dans une valise que vivant dans une prison turque.

Ce qu’on peut reprocher aux autorités d’Arabie saoudite, c’est de s’être trompé sur le choix de l’abattoir, pas de pratiquer l’art de la découpe. Je comprends leur surprise à voir la protestation internationale. Qui a jamais dénoncé la peine de mort que pratique ce pays depuis toujours, sous la forme de la décapitation ?

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