De Trump à Mélenchon, la banalisation de la violence rhétorique

Comme Donald Trump, Jean-Luc Mélenchon a pour habitude d’identifier l’adversaire au «
mal absolu
». Les conséquences de cette posture sont loin d’être anodines.
Comme Donald Trump, Jean-Luc Mélenchon a pour habitude d’identifier l’adversaire au « mal absolu ». Les conséquences de cette posture sont loin d’être anodines. - reuters.

La violence verbale n’est jamais neutre. Jamais.

Dire ce n’est peut-être pas faire, mais c’est inciter à faire. Sans la parole antisémite, il n’y a pas de Shoah. Sans le discours de haine de classe, il n’y a pas la terreur stalinienne. On chante «  Les aristocrates à la lanterne  », puis on les guillotine. On vitupère contre la gauche, puis on ouvre des camps.

L’actualité nous en offre une nouvelle illustration : la guerre civile parlée finit toujours par engendrer des manières de guerres civiles exécutées et exécutantes.

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