Marc Wilmet disparu, la langue française en deuil

Marc Wilmet disparu, la langue française en deuil

V ous voyez la différence entre une jeune femme et une femme jeune ? Osez dire que l’antéposition de l’adjectif épithète est neutre en français après cela ». C’était l’un des premiers cours de première (on disait « candi » à l’époque) de Marc Wilmet. La place de l’adjectif ? Mais c’était bonnet blanc et blanc bonnet, non ? Non. Et Marc Wilmet, disparu samedi à l’âge de 80 ans, ouvrait les portes de la langue, disséquant la phrase, jouant avec et sur les mots, nous apprenant à les collectionner comme d’autres les papillons, mais surtout en les gardant vivants. Trente ans plus tard, je lui envoyais encore parfois un exemple croustillant de « après que » suivi d’un indicatif. Certes la règle en grammaire orthodoxe, mais appliquée par moins d’un pour cent des locuteurs.

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