Quand Pétain était courtisé…

Pour des raisons stratégiques, le président américain Roosevelt a plutôt joué la carte Pétain contre de Gaulle
Pour des raisons stratégiques, le président américain Roosevelt a plutôt joué la carte Pétain contre de Gaulle - D.R.

La récente polémique sur l’opportunité d’associer Pétain aux cérémonies du centenaire de l’Armistice a clairement montré que la « raison publique » l’avait condamné à l’indignité perpétuelle pour sa collaboration avec l’Allemagne nazie, entre 1940 et 1944.

Pourtant, à l’époque, le maréchal était courtisé… Et on ne parle pas d’Hitler, mais, de manière plus étonnante, du président américain Franklin Roosevelt !

Dès avant l’entrée en guerre des États-Unis, en décembre 1941, Roosevelt établit une « ligne directe » avec Vichy, envoyant à Pétain – par l’entremise de son ambassadeur en France, l’amiral Leahy – conseils et mises en garde, tandis qu’il se refusait à tout contact avec le général de Gaulle, réfugié à Londres. Un choix stratégique : Roosevelt voulait à tout prix éviter que l’Allemagne ne s’empare de la flotte française et que ses troupes ne déferlent sur l’Afrique du Nord.

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