Desperado ou quand le Far West débande

Photo Alice Piemme.
Photo Alice Piemme.

Moustache à la Charles Bronson, santiags rutilantes, pantalon à franges, chapeau de cow-boy : ces quatre-là prennent possession de la scène comme John Wayne s’empare du siège de Fort Alamo. Sauf que, en moins de temps qu’il ne faut à Clint Eastwood pour dégainer son colt, toute cette décharge visuelle de testostérones se dégonfle piteusement. Marc, Bruno, Michel et Eddy ont beau afficher de sombres visages impassibles et se tenir droit dans leurs guêtres, ce qui se dévoile dans leurs premiers échanges, poussifs et creux, c’est une vie pétrie d’insatisfaction.

Imaginée par Ton Kas et Willem de Wolf, et multiprimée aux Pays-Bas et en Flandre, la pièce Desperado a été écrite en 1998, et pourtant, dans l’adaptation française qu’en proposent aujourd’hui les compagnies Tristero et Enervé, elle résonne curieusement avec l’actualité tant ces quatre mecs blancs et frustrés endossent un accent trumpien.

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