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Implant Files: Heavy metal, le désastre sanitaire des prothèses de hanche

Une prothèse de hanche se compose de trois parties
: la tige, qui s’insère dans l’os du fémur, une cupule appelée «
cotyle
», qui se fixe sur le bassin, et enfin la tête fémorale, une pièce qui fait la jonction entre la tige et le cotyle dans lequel elle vient se loger. Les prothèses DePuy se targuaient d’une meilleure résistance grâce à un couple métal/métal (cotyle et tête fémorale). Mais le frottement des deux pièces a libéré dans certains cas des ions métalliques dans le sang, empoisonnant littéralement les patients.
Une prothèse de hanche se compose de trois parties : la tige, qui s’insère dans l’os du fémur, une cupule appelée « cotyle », qui se fixe sur le bassin, et enfin la tête fémorale, une pièce qui fait la jonction entre la tige et le cotyle dans lequel elle vient se loger. Les prothèses DePuy se targuaient d’une meilleure résistance grâce à un couple métal/métal (cotyle et tête fémorale). Mais le frottement des deux pièces a libéré dans certains cas des ions métalliques dans le sang, empoisonnant littéralement les patients. - Bruno D’Alimonte/Modèles d'art de CroquezNous

Ça devait être une révolution : une meilleure résistance de la prothèse et des risques de luxation limités qui lui permettraient de faire du sport comme avant. Ce fut un cauchemar. Deux ans après avoir été opérée de la hanche, Christiane (prénom d’emprunt) a commencé à avoir très mal, puis de plus en plus mal, au point d’avoir des difficultés à marcher – alors qu’on lui avait assuré qu’elle pourrait danser.

Sa prothèse l’empoisonnait littéralement. En cause : les frictions du couple « métal/métal » (la « boule » au bout de la tige fémorale et la cupule appelée « cotyle » dans laquelle elle se loge) libéraient du cobalt et du chrome dans son sang, provoquant une accumulation de liquide inflammatoire. Un liquide qui a rongé le fémur et nécrosé les tissus tout autour. Il a fallu réopérer, pour placer une prothèse plus saine (métal/porcelaine).

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