Farah: «Posséder, voilà le mal qui nous ronge»

Farah, humoriste.
Farah, humoriste. - D.R.

Bonjour, toi, mon arrière-petit-enfant,

C’est étrange d’écrire « mon arrière-petit-enfant ». Comme si tu m’appartenais. Comme si cet adjectif possessif était une évidence. Mes enfants, mon mari, ma maison, ma terre.

Posséder. Voilà le mal qui nous ronge aujourd’hui. À considérer ce mirage comme un acquis et un droit, nous nous sommes vautrés dans une société de surconsommation. De surdestruction. Une société qui, je l’espère, n’est plus un leurre pour toi.

À quoi tu me répondras probablement que oui, heureusement, ce monde archaïque n’est plus mais que, malheureusement, il a tout emporté avec lui : les écosystèmes, les ressources naturelles et la biodiversité. Et tu auras raison alors de me demander : « Pourquoi ? Pourquoi avez-vous enfoui vos têtes dans le sable en pensant qu’une réalité que l’on nie n’existe pas ? »

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