Dans l’archipel d’Andaman et Nicobar, le triste avenir des tribus protégées

Saisis sur de rares photos floues prises depuis des bateaux ou des hélicoptères, les Sentinelles se sont toujours défendus face aux visiteurs étrangers. © D.R.
Saisis sur de rares photos floues prises depuis des bateaux ou des hélicoptères, les Sentinelles se sont toujours défendus face aux visiteurs étrangers. © D.R.

New Delhi, de notre correspondante

Par beau temps, le commandant de la ligne aérienne qui dessert Port Blair, la capitale de l’archipel d’Andaman et Nicobar, signale parfois à ses passagers une tache dans les eaux du golfe du Bengale : l’île dense et verte de North Sentinel, ourlée de plages blanches. Les passagers, curieux, observent. Ils savent que cette île incarne un monde unique, isolé et fragile. Depuis la nuit des temps, la tribu des Sentinelles y écrit son histoire en marge d’une civilisation dont elle ne perçoit, le plus souvent, que la traînée blanche des avions dans le ciel.

Vous désirez lire la suite ?
1€ le 1er mois
(sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct